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CFSL.net | Forums • Consulter le sujet - Vampires et compagnie

Vampires et compagnie

Vous trouverez ici 8 ans de sujets de speed painting, ils sont désormais clos pour laisser place au nouveau système du forum.

Message non lupar Tarumbana » 12 Mai 2007, 20:34

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Message non lupar Fley » 29 Mai 2007, 21:41

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Message non lupar bOne » 11 Juil 2007, 15:49

bon ben en hommage un speed à la Black Frog. Donc un seul calque, une seule brosse et c parti mon kiki.

Merci mon gars pour m'avoir remontré la voie. Moi qui m'égarais sans m'en rendre compte.

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"Slide!"
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Message non lupar towarlock » 12 Juil 2007, 10:47

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un speed que j'ai commencé à finaliser
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Message non lupar Remton » 16 Juil 2007, 15:33

bOne --) :o :o :o

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Entrez ici de votre plein gré et laissez un peu de la joie que vous apportez..

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Message non lupar Kim » 17 Juil 2007, 16:21

Il y a longtemps que je n'ai pas fait de speed. Moi qui ai arrété d'écrire, je m'y remets aujourd'hui.

Famille

C'était la troisième fenêtre à gauche au troisième étage. A cette heure-ci, la lumière était éteinte. Tout le monde dormait, fenêtre ouverte naturellement car c'était bien plus agréable pour supporter cette chaleur quasi estivale. Debout en face dans la rue, il observait cette troisième fenêtre ouverte. C'était l'heure et quelque part dans sa poitrine, il ressentait comme un tremblement, une hésitation. Il avait peur, oui, peur aussi bizarre que cela puisse paraître. C'était un vampire, un homme qui depuis quelques années déjà, buvait le sang des autres la nuit. C'était un être invulnérable mais qui tremblait devant une minuscule ouverture.

"Il est l'heure."

La voix qui venait de parler était celle de celle qui l'accompagnait. Une paumée comme lui, une déboussolée qui du jour au lendemain s'était retrouvée dans la même situation que lui: Condamnée à l'immortalité et à la bestialité.

"Je ..."

Il avait envie de partir, de s'enfuir au loin, de courrir autant qu'il pouvait pour s'éloigner le plus de cette fenêtre, s'en cacher, ne plus y penser ...

"Si tu ne veux pas y aller, je comprendrais."

Mais en même temps, il fallait qu'il le fasse. Il fallait qu'il sache. Il s'entrainait depuis de nombreuses années déjà et toute cette énergie dépensée ne devait pas l'avoir été pour rien. Il fallait qu'il sache.

"Non, je vais y aller."

"Fais attention. Au fait ..."

"Oui ?"

"Je t'aime."

Elle l'embrassa comme pour lui donner courage. Il l'embrassa aussi partageant avec elle une fois de plus un ce ses baisers sans chaleur échangé entre deux êtres morts. Ce baiser le réconforta quelque part, ravivant au fond de lui même la flamme du courage. Il fallait qu'il le fasse.

En quelques secondes, il se retrouva au troisième étage face à la fenêtre ouverte et aux rideaux agités par la bise nocturne. C'était une chambre d'ado avec au mur, des posters de stars de la musique, de vedette de cinéma et d'autres célébrités en vogue du petit écran. Sur un meuble bas de rangement, se trouvait un miroir avec des photos accroché dessus, des produits de maquillage et des bibelots. Dans un coin de la pièce, un bureau bien rangé avec des trieurs plein de feuilles blanches, un pôt à crayons, des livres ... Au pied du bureau, un sac à dos fermé.

Ailleurs dans la pièce, un lit. Et sur ce lit, elle dormait. Elle était si belle quand elle dormait. Si belle ... Pour lui, c'était une inconnue qu'il n'avait jamais vu, et pourtant, il savait qu'elle ne lui était pas si inconnue. Elle avait grandie, changée, poussée, pris des formes depuis la dernière fois qu'il l'avait vue. La dernière fois, il y avait treize ans sept mois et vingt deux jours. Avant qu'il ne se décide à partir pour l'épargner. Il avait peur alors, il ne s'était pas entraîné à controller ses pulsions. Elle ressemblait à sa mère, aussi belle qu'elle dans son sommeil. Auparavant, il lui arrivait de regarder sa femme dormir. Immobile, il se dégageait d'elle alors comme une sérénité, une quiétude qui le rendait heureux, l'emplissant de la joie de se trouver avec elle, de ne plus être seul.

La même expression se dégageait de ses traits. La même quiétude, la même sérénité, la même respiration. Ce n'était pas la même respiration que celle des gens dont il buvait le sang chaque nuit. Non, il s'agissait d'autre chose, quelque chose d'indéfinissable qui le faisait frémir au plus profond de son être. Fille. C'était sa fille qui dormait là, sa fille qu'il avait peu connu, sa fille qui dépassait à peine les cinquante centimétres quand il avait dû partir.

Il s'approcha d'elle avec comme une boule au fond de sa gorge. La chaleur du corps déclencha chez lui la pulsion. Dans sa bouche, ses crocs commençaient à jaillir, le goût du sang imprégnait sa langue, son corps s'enflammait exigeant du sang. Il lutta contre cette pulsion, contenant ses crocs, avalant sa salive, maîtrisant son corps. Il ne fallait pas. Il ne devait pas. Il s'approcha d'elle et lui déposa un baiser sur la joue. Elle avait la chaleur des vivants et une odeur indéfinissable, une sorte de mélange de l'odeur de sa mère et ... de son odeur à lui. Il se releva bientôt et s'éloigna à pas feutrés. Sa femme avait été la première victime de sa nouvelle condition. Aujourd'hui, il ne lui restait plus que sa fille et il ferait tout pour la protéger. Il enjamba la fenêtre. En bas l'attendait sa compagne, celle avec qui il vivait mais avec qui il ne pourrait jamais fonder de famille.

1H36
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Message non lupar Kim » 01 Août 2007, 18:41

Le chien

Le maître n'était pas content mais ça, il ne le comprenait pas. Pourquoi le maître n'était pas content ? Il n'avait pas fait une bêtise. Il avait eu faim. Alors il était parti et il avait mangé. C'était normal, non ? Pourtant, le maître n'était pas content. Il haleta et remua la queue. Pourquoi est-ce que le maître semblait fâché ? Il avait fait une bêtise ?

La pièce était moyennement grande, avec des obstacles élevés de-ci de-là, obstacles sur lesquels, on pouvait monter. Sur un des obstacles où les pattes s'enfonçaient, se trouvait la nourriture. La nourriture était comme le maître mais avec une odeur d'urine et de terre plus prononcées. Il était monté là où s'enfoncent les pattes et avait mordu la nourriture. La nourriture s'était débattue mais il avait tenu bon et n'avait pas lâché le cou. Dans la bagarre, des choses étaient tombées et avaient fait du bruit. La nourriture s'était immobilisée ensuite et il avait fini de boire tranquillement. C'était étonnant. Avant quand il ne connaissait pas le maître, il ne pouvait pas boire quand il mordait. Depuis qu'il connaissait le maître, il arrivait à boire en mordant. Le maître était entré ensuite. Il avait l'air ennuyé puis fâché. Pourquoi est-ce que le maître avait l'air fâché ?

Le maître l'avait emmené ensuite. Il avait un peu protesté car il voulait continuer à boire- la nourriture n'était pas froide - mais le maître l'avait tapé. Il l'avait soulevé et transporté. Dans un coin de la pièce, derrière un grand obstacle de bois, plusieurs odeurs commençaient à arriver, des odeurs qui émettaient des grattements et des bruits. "Madame Lambert !!! Excusez nous, Madame Lambert, nous avons entendu du bruit et ...". Le maître à ce moment là avait sauté dehors.

Il aimait bien dehors car on pouvait courir loin sans s'arrêter. Mais il n'aimait pas quand le maître le portait car alors, il ne pouvait pas sentir le sol et donc courir. Ils arrivaient sur leur territoire. Il sentait l'odeur de son urine qu'il avait déposée la veille. Il n'y avait pas d'autres odeurs mais il faudrait qu'il remette de l'urine sur le territoire parce que l'odeur de l'urine ne restait pas forte très longtemps et que si il ne le faisait pas, les autres viendraient lui prendre le territoire.

Le maître s'arrêta à la maison et poussant l'obstacle de bois, entra dans la pièce. Quand l'obstacle de bois fut refermé, le maître le posa à terre puis il le regarda et commença à crier. Il ne fallait pas partir. Il devait rester ici. Pourquoi le maître était-il fâché ? Il avait juste eu faim et il était sorti. Il était sorti sans le maître, oui, ce n'était pas bien, mais il avait eu faim et il n’est pas normal de manger quand on a faim ? Le maître s’approcha de lui et le prit par la peau du cou et le mena vers le trou qu’il avait creusé pour sortir et que le maître avait bouché. Ce n’était pas bien, il ne fallait pas. Il ne fallait pas. Le maître le coucha sur le dos ensuite. Il n’aimait pas cette position. Il était soumis et on pouvait tout lui faire. Non, il n’aimait pas. Le maître le prit alors par la peau du cou et le mit dans son panier, lui ordonnant de rester là. Couché. Penaud, il baissa la tête et se coucha.

Il avait soif. Horriblement soif. Quand on avait soif, on buvait. Il tenta de se relever de son panier pour aller vers le trou. Le maître cria et instinctivement, il se recoucha. C’était une bêtise. Il avait creusé un trou et il ne fallait pas creuser. Oui, il ne fallait pas creuser et le maître le surveillait pour pas qu’il aille creuser. Il avait soif. Quand pourrait-il boire … Quand … Un cri. Il ne fallait pas bouger. Bouger, c’était mal. Il avait soif.

3 heures 48

J'avais la petite envie de faire un récit vue depuis les yeux d'un chien avec tout ce que cela impliquait comme façon de penser (vocabulaire simple, qualification de certains éléments etc ...). Comme le speed se prête facilement aux essais de par son format court, je me suis permis d'en faire un en l'incluant dans une partie de mon univers vampirique.

Pour la petite histoire, je n’ai pas de chien et n’en ai jamais eu.
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Message non lupar Kim » 19 Août 2007, 11:04

En relisant le speed précédent, j'ai trouvé qu'il manquait quelque chose. Du coup, je me suis permis de d'y donner une suite.

Le Chien (suite)

Il enleva la chaîne du crochet dans le mur. C’était un gros crochet métallique en spirale bien enfoncé dans le béton. La veille, il l’avait testé de toutes ses forces et n’était parvenu à le faire bouger. C’était un bon crochet, costaud qui n’avait pas failli dans sa fonction. Il enroula ensuite la chaîne jusqu’au moment où il se retrouva face au collier vide à demi brûlé. Il avala sa salive puis commença à défaire le collier. C’était un collier artisanal qu’il avait fait lui même. Il l’avait fabriqué avec du fil de fer qu’il avait passé autour du cou de son chien la veille. Il avait passé plusieurs fois le fil autour du cou de l’animal, essayant autant que possible de tresser les fils entre eux pour les rendre plus résistants. L’opération avait été assez ardue, l’animal tenant difficilement en place. Il avait dû élever plusieurs fois la voix pour qu’il ne s’agite pas. Au bout d’un long moment – Une heure ? Une demie heure ? Vingt minutes ? – il avait terminé le collier, enroulant un grand nombre de fois les derniers centimètres de fil de fer à l’intérieur de la construction. Il ne fallait pas que cela craque. Il ne le fallait pas.
Il était sorti ensuite avec le chien, tenant ce dernier par les deux chaînes dont des maillons passaient à travers le collier, une drôle de laisse métallique double. Dans la rue, le chien changeait, devenant autre, cherchant à s’approcher des humains et des autres animaux. Il avait soif et ne se contrôlait plus. Il avait eu le plus grand mal à le maîtriser. Comme à chaque fois qu’il le sortait. Ils étaient montés ensuite sur le toit de l’immeuble. C’était un vieil immeuble vide. Certaines des entrées avaient été condamnées mais d’autres nouvelles et cachées étaient apparues par la grâce des squatteurs plus que celle de Dieu.
Il s’était occupé des squatteurs la veille et il savait qu’ils ne seraient pas dérangés. A moins que les zombis n’existent comme dans les mauvais films d’horreur. Il avait glissé un bout de la laisse dans le crochet, plusieurs maillons exactement pour être sûr. Puis il avait enroulé la seconde laisse autour d’une cheminée d’évacuation en béton, prenant soin de croiser et entrecroiser la chaîne pour augmenter la résistance de l’ensemble. Quand il avait commencé à enrouler la chaîne autour de la cheminée, le chien avait commencé à grogner. Ecartelé entre le crochet et la bouche d’évacuation, sa liberté de mouvement était devenue quasi nulle. Il tirait sur la chaîne instinctivement, donnant à son maître toutes les difficultés au monde à finir son ouvrage. Il y eut plusieurs éclats de voix forte qui ordonnait puis plusieurs efforts animaux qui après un moment, désobéissant, tentaient de s’extirper de cette chose métallique qui immobilisait.
Quand il eut fini, le chien continuait ses efforts pour se libérer des chaînes. N’y arrivant pas, il commença à aboyer vers son maître, mais se dernier, contemplant la solidité de l’ensemble, ne l’écoutait pas. C’était assez solide, cela allait tenir. Il était parti ensuite sous les aboiements de plus en plus prononcés de l’animal.
Du pied de l’immeuble, on n’entendait rien ou presque rien. A moins que le chien ne se soit tu et se soit résigné à son sort, chose plutôt étonnante toutefois. Il était revenu chez lui ensuite en pressant le pas. L’aube n’allait pas tarder à se lever et s’il voulait éviter d’être trop gravement brûlé …
Voilà, il avait fini. Il avait récupéré les chaînes et le fil qu’il avait enroulé et glissé dans le sac qu’il avait emmené. Le passage et la vie du chien ne se résumait maintenant qu’à une tâche gris foncé sur le sol. Avait-il souffert ? S’était-il débattu ? Sûrement. S’il avait pu, il aurait tué son chien d’une autre façon, mais celle-ci était la seule qu’il connaissait, le moyen le plus sûr. Il repensa une dernière fois à l’histoire du chien, à sa famille qu’il avait tué le jour où la soif s’était manifestée pour la première fois, son désespoir alors, son incapacité à se tuer, aux années d’errance, à la solitude de l’exilé ne pouvant vivre que la nuit, à son refus de transformer quelqu’un en ce qu’il était devenu, à la solution du chien, aux multiples essais qu’il avait fait sur différents chiens jusqu ‘à ce que ça marche, aux ennuis que la chien lui avait finalement apporté. C’était une idée stupide. Penser qu’un animal puisse contrôler sa soif comme un humain … C’était une idée stupide.
Il sortit et rentra chez lui. On ne l’y prendrait plus à vampiriser un animal. C’était une idée stupide, oui, une idée stupide.

4 heures 33
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Message non lupar Kim » 30 Août 2007, 03:27

Lecture

C'était un policier, un roman classique de détective qui enquêtait dans les années cinquante dans un milieu bourgeois où un crime avait été commis. Un livre écrit par une auteur anglaise qui ménageait comme à chaque fois son lot de suspense.

Sur le matelas, prés de la lumiére de la lampe électrique, allongée sur le ventre, elle lisait l'ouvrage avec un certain contentement. Elle n'en était qu'aux débuts, à cette phase assez longue où les protagonistes se présentent et où la question titillante n'est pas "Quel est le coupable ?" mais plutôt "Qui va être tué ?". Les relations entre les personnages s'établissaient avec leur rang social, leur rapports de force et de faiblesses. Ici untel écrasait l'autre par sa personnalité; là telle personne dépendait totalement de telle autre. Dettes, besoin d'argent, relations maître/serviteur, marriage parfait, couple avec tensions etc ... tous ces éléments apparaissient progressivement soulevant insidieusement chez cette amatrice du genre, la question fondamentale: "Est-ce la vérité ?". La quête du coupable commence par celle de la vérité.

Elle avait trouvé le livre sur une étagère d'une chambre d'étudiant. Elle avait pénétré dans la piéce par la fenêtre laissée ouverte pour laisser passer l'air frais des nuits d'été. Elle s'était approchée de l'étudiant qui dormait à demi-nu, s'était nourrie à son cou de ce qu'il lui fallait et de ce qui était nécessaire pour qu'il reste inconscient assez longtemps. Comme à chaque fois, sous l'effet de la morsure, la victime s'était quelque peu raidie, mais au fil de la succion, sa résistance avait faiblit, la faisant sombrer dans un état semi-comateux. Quand elle en eut terminé avec sa nourriture et qu'elle fut sûre que cette dernière ne viendrait pas la déranger, elle passa à un de ses plus grands plaisirs: fureter. Regarder ce qu'il y avait chez chacun chacune, pénétrer un instant durant dans l'intimité de gens, avait un coté grisant. Voyeuriste aussi, mais ça, ce n'était pas trop grâve.

Dans les rayonnages d'une étagère, elle avait trouvé le livre, un roman policier qu'elle n'avait pas lu. Elle avait sorti le bouquin, regardé le nom de l'auteur - Elle connaissait cette auteur. Etait-ce une des aventures de ... ? - avait lu le résumé au dos -Qui ne lui rappellait rien du tout et apparemment, ce n'était pas une aventure de ... - puis avait emporté le livre, un peu comme si elle faisait ses courses.

Allongée sur le lit, elle lisait par moment se crispant, remuant des pieds par moment face à certaines scénes. Elle allait bientôt devoir arrêter. Elle le savait et c'était frustrant. Déjà sur sa peau commençaient à courrir les picotements de la lumiére du jour. Bientôt ces picotements se changeraient en brûlures de plus en plus intenses qui la métamorphoseraient à terme en tas de cendre. Elle devait arrêter. En plein chapître, c'était frustrant.

Elle glissa dans le livre un marque page, se leva du matelas le livre à la main, éteignit la lumiére puis se glissa dans la grande caisse en bois dans laquelle elle dormait. Elle posa le livre au fond de la caisse puis fit glisser le lourd couvercle sur sa tête. Voilà, elle était à l'abri maintenant avec le livre. Elle ne pouvait pas lire mais elle était sûre de retrouver le livre à son réveil. Et donc la fin de l'histoire. La lecture était vraiment une drogue sans fin.
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Message non lupar krisss » 20 Sep 2007, 10:45

op c'était une vielle illu vampire que j'avais que j'ai repris en speed 1h30 ,

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Message non lupar Dekron » 21 Sep 2007, 01:48

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Message non lupar UrbanAngel » 21 Sep 2007, 18:25

Yuk j'adore tes couleurs,
Darkos, pourquoi toujours mettre un effet "Plut net" de photoshop sur tes speed?
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Message non lupar ZigEnfruke » 17 Oct 2007, 20:00

Pour que ce soit plus net :D
OK, bon, je sors....

Hop, je pose ça sur la table avant de partir

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Message non lupar Anne-So » 30 Oct 2007, 20:54

Youpi ! des vampries ! super !
Aller hop, je peux pas m'empecher d'en dessiner un moi aussi, même si c'est pas aussi beau que les votres.

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Message non lupar towarlock » 06 Nov 2007, 14:02

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