Véga : je te conseille de bien relire l'ensemble de ce sujet...je crois qu'on a assez débattu des méthodes de MMC, pas besoin de faire répéter.
Ce n'est pas parce qu'ils concèdent enfin un peu plus de maîtrise de son projet (et des "récompenses") à l'auteur que cette plateforme change d'identité et que les gens qui la dirigent gagnent en intégrité.
Enfin, je te trouve un peu lapidaire dans tes réponses, merci de modérer ton propos, les gens ne sont pas tous tes élèves ou tes copains.

Tohad : DIY = do it yourself.
La grosse tortue, avec le message (cités par Svart), c'est une référence à Steve Niles, auteur de comics, scénariste, et défenseur du "DIY" : http://arcaneimages.tumblr.com/post/181 ... ator-owned

Voilou, voilou, après chacun fait comme il veut, et utilise les outils qu'il veut.
Il n’empêche que les modèles à la kickstarter sont de très bonnes initiatives, et que ça peut être chouette de les soutenir.
 
Ah nan mais moi je suis sur le ton de l'humour, si je mets des smileys c'est pour pas qu'il y ait de malentendu.

Je ne prends personne pour des trisos Tohad, je dis juste que tu ne maitrises pas ton sujet... Je ne dis pas que même en connaissance de cause, tu ne pourrais pas apporter d'eau au moulin, si tel était le cas la, je te prendrais pour un con. Je vois même pas ou t'as pu comprendre ça mais c'est ce qui fait la beauté des forums dirons nous.

Xael, pour ce qui est des méthodes de MMC, elles sont écrites noir sur blanc dans leur CGU, a partir de ce moment la je vois pas ou il y a de problémes. Je suis aussi pour l'émergence de ce type de modéle et je trouve ça plutot bien qu'un nom connu s'y mette en france, mais évidemment, libre a chacun de choisir ses prestataires, y'a aucun soucis la dessus.
 
Bien sur oué, parler avec condescendance et mettre des smileys dans ses phrases ça excuse tout :)

Et c'est pas comme si j'étais le seul à te faire la remarque, la plupart des sujets auxquels tu participes, tu parles au gens comme un vieux patriarche donneur de leçons. Le fait d'être en désaccord avec toi ne t'autorises pas à faire des raccourcis aussi stupide que leur dire qu'ils comprennent rien ou des jugements de valeurs politiques tout moisis.

Personnellement, quand je viens sur le forum, c'est pour recueillir des infos ou en donner. Pas pour recevoir des leçon ou des jugements valeurs moisis de la pars de clown à l'égo mal placé.

Regarde je mets des smiley, ça rend mes phrases automatiquement sympathique, c'est ce qui fait la beauté des forums :) :) :) :)
 
Au fait, avez vous vu les bouquins sortis par Dargaud via MMC ? D'un point de vue édition, coté couv et papier, j'ai trouvé que cela faisait cheap. A croire qu'on rogne même sur l'édition.
 
Kim":1rja1sfl a dit:
Au fait, avez vous vu les bouquins sortis par Dargaud via MMC ? D'un point de vue édition, coté couv et papier, j'ai trouvé que cela faisait cheap. A croire qu'on rogne même sur l'édition.

C'est la crise mon bon monsieur. Y'a pas de petites économies.
 
Bonjour, je viens de tomber par hasard sur votre fil de discussion au sujet du crowdfunding, et plus particulièrement de MMC et de sa récente évolution.
Étant moi même un scénariste de BD édité et financé par un de ces sites (déjà 2 tomes + le 3ème tome en cours). Je partage, hélas, vos réserves quant à la pérennisation et aux bénéfices réels engendrés pour les investisseurs sur ce type de site.
C'est pourquoi, j'ai décidé pour mes autres projets de BD de me prendre en mains (j'encourage d'ailleurs tous les auteurs à faire de même :). Et de créer une structure éditoriale basée sur le crowdfunding du style "Kickstarter" ou "Ulule". Mais où je suis mon propre éditeur.
Et surtout, je propose des bonus collectors à mes contributeurs et non d'hypothétiques bénéfices à des investisseurs, qui n'en verront jamais la couleur.
Toutefois, je ne m'interdis pas d'aller rechercher une partie de mes financements sur ce type de plate-forme (plutôt Ulule que MMC, mais j'hésite encore), histoire de profiter de leur notoriété. De nos jours, il faut être pragmatique et réactif quand on est auteur de BD . Et ne pas opposer systématiquement un système plutôt qu'un autre. Il y a du bon et du mauvais d'en chacun, même en auto-éditions. Mais plutôt panacher ses collaborations suivant les projets, du cronwdfunding, de l'auto-éditon, du contrat "classique" avec de grosses maisons d'éditions...
Si le cœur vous en dit, (ou simplement la curiosité), vous pouvez toujours aller jeter un coup d’œil sur cette nouvelle structure éditoriale qui se prénomme : Dream éditions.
Bonne journée à vous toutes et tous.
http://www.dream-editions.com
 
Oui c’est compliqué de bien choisir un système équitable, malheureusement :

" Pourquoi nous ne proposons pas d’avance sur recettes aux auteurs de Dream éditions?
Tout simplement parce que nous ne pouvons pas faire supporter pour l’instant cette charge à nos contributeurs, notamment sur les premiers tomes de séries dont on ne connait pas à l’avance les niveaux de vente. Et donc de succès. Et encore moins sur des one-shots, dont les ventes sont encore plus aléatoires.
Et puis surtout, nous fonctionnons sous forme associative, sans trésorerie conséquente. Notre but est avant tout de prendre plaisir à éditer les beaux livres de nos auteurs/membres, en leur trouvant le financement nécessaire. Puis des les faire fabriquer et diffuser. Aux auteurs de concevoir des projets de qualité afin qu’ils trouvent le plus large public. Et si la chance est au rendez-vous (car, hélas, comme dans tout métier artistique, le talent ne suffit pas pour rencontrer à coup sûr le succès), les ventes s’envoleront et les droits d’auteurs aussi…^^ "


Et là tout est dit, ton travail d’auteur de BD n’est plus un travail mais un hobby, que tu fais le soir ou le week end a coté d’un « vrai boulot ».

"- A quoi sert l’argent récolté?
Prenons l’exemple de la série Ladies Circus et de son premier tome, « Voodoo ». Sur les 9 500€ dont il a besoin pour se faire éditer, voici la ventilation poste par poste de cette somme (en estimant à 200, le nombre final de contributeurs):
- Frais financiers (bankeez.com). Soit 400€.
- Frais de concours (fabrication et envois postaux) 500€.
- Frais d’envois des albums et des bonus. 800€
- Frais d’impression (pour 4 500 exemplaires d’un album 56 pages enrichi d’un cahier bonus de 8 pages). 5 500€.
- Frais de promotion (achat d’encarts publicitaires…). 2 300€.
Total= 9 500€. Voilà, vous savez tout. Clair et transparent!"


J’adore le crowdfunding selon Dream édition, les participants financent tout, sauf les auteurs, c’est vraiment gonflé, bravo. Mais c'est clair et transparent, c'est super... En fait ils te vendent du rêve, d'où le nom sûrement.

Ca part d’une bonne volonté, quoi que, mais ça va faire encore plus de BDs, de qualités moyennes ,vue que tout travail mérite salaire. On n’y est pas encore…
 
nesmo":8hvuiudy a dit:
Oui c’est compliqué de bien choisir un système équitable, malheureusement :

" Pourquoi nous ne proposons pas d’avance sur recettes aux auteurs de Dream éditions?
Tout simplement parce que nous ne pouvons pas faire supporter pour l’instant cette charge à nos contributeurs, notamment sur les premiers tomes de séries dont on ne connait pas à l’avance les niveaux de vente. Et donc de succès. Et encore moins sur des one-shots, dont les ventes sont encore plus aléatoires.
Et puis surtout, nous fonctionnons sous forme associative, sans trésorerie conséquente. Notre but est avant tout de prendre plaisir à éditer les beaux livres de nos auteurs/membres, en leur trouvant le financement nécessaire. Puis des les faire fabriquer et diffuser. Aux auteurs de concevoir des projets de qualité afin qu’ils trouvent le plus large public. Et si la chance est au rendez-vous (car, hélas, comme dans tout métier artistique, le talent ne suffit pas pour rencontrer à coup sûr le succès), les ventes s’envoleront et les droits d’auteurs aussi…^^ "


Et là tout est dit, ton travail d’auteur de BD n’est plus un travail mais un hobby, que tu fais le soir ou le week end a coté d’un « vrai boulot ».

"- A quoi sert l’argent récolté?
Prenons l’exemple de la série Ladies Circus et de son premier tome, « Voodoo ». Sur les 9 500€ dont il a besoin pour se faire éditer, voici la ventilation poste par poste de cette somme (en estimant à 200, le nombre final de contributeurs):
- Frais financiers (bankeez.com). Soit 400€.
- Frais de concours (fabrication et envois postaux) 500€.
- Frais d’envois des albums et des bonus. 800€
- Frais d’impression (pour 4 500 exemplaires d’un album 56 pages enrichi d’un cahier bonus de 8 pages). 5 500€.
- Frais de promotion (achat d’encarts publicitaires…). 2 300€.
Total= 9 500€. Voilà, vous savez tout. Clair et transparent!"


J’adore le crowdfunding selon Dream édition, les participants financent tout, sauf les auteurs, c’est vraiment gonflé, bravo. Mais c'est clair et transparent, c'est super... En fait ils te vendent du rêve, d'où le nom sûrement.

Ca part d’une bonne volonté, quoi que, mais ça va faire encore plus de BDs, de qualités moyennes ,vue que tout travail mérite salaire. On n’y est pas encore…

Sur Dream éditions, on est dans de l'auto-édition. je suis le scénariste de Ladies Circus ET le créateur de cette structure éditoriale (sous forme associative). Donc niveau embrouille, il n'y en a aucune. Je ne me suis pas mis un flingue sur la tempe (ni sur celle du dessinateur Silvio d'ailleurs), pour choisir ce financement et les conditions qui vont avec :)
S'il devait y avoir un tome 2 et 3 sur cette série. Je puis t'assurer que ni lui, ni moi ne travaillerons sans prendre quelque chose (mais en rapport avec les ventes du T1 et nos droits qui sont bien plus haut que chez un éditeur classique, car moins d'intermédiaires).
Le but de Dream éditions étant pour nous, de pouvoir en retirer un bénéfice correct même avec de "faibles" ventes. Nous ne sommes pas dans le rêve, mais justement dans la réalité d'un marché de la BD qui s'écroule et est en pleine mutation. Nous essayons de trouver des solutions qui puissent être pérennes et rentables pour nous, auteurs. Libre à d'autres d'en trouver aussi.
Et surtout, nous n'avons aucune prétention d'avoir ré-inventer la roue. Kickstarter (aux USA), Ulule et maintenant My Major Company en France, proposent la même chose, depuis déjà pas mal de temps pour certains (d'ailleurs, on risque de mettre prochainement une partie du financement de Ladies Circus sur Ulule ou MMC. Mais j'ai une petite préférence pour Ulule).
Tout cela pour dire qu'avec Dream éditions, Silvio et moi sommes maître de tout. Et surtout cela nous coute moins cher que sur ces sites (3% alors qu'eux prennent entre 8 et 10%).
Mais il est vrai, que dans un monde idéal. Il serait plus simple pour nous de signer avec un éditeur qui nous donne une confortable avance sur recettes. Avec un bon % sur les droits d'auteur et que les ventes de l'album soient formidables!
Mais, on n'est pas toujours dans un monde idéal :)
 
Le concept de crowdfunding, j’ai du mal. C’est basé sur la générosité et en même temps sur la spéculation. Bon, pas partout mais on attend un retour sur investissement quand même.

Dans l’auto-édition, tu touches facile de 30 a 50% mais là 14, c’est encore pire que de l’autoédition pour moi ! S’il n’y a pas de l’intermédiaire là…

Tu ventes le mérite d’une structure qui fait gagner de l’argent à toute la chaine de production d’une BD, sauf aux artistes… Sauf bien sûr l’illusion fugace de gros pourcentages d’une BD( 14 au lieu de 8) dont le gros point d’interrogation reste sa distribution, sa promotion, sa fabrication…

Supposons que les 4500 albums se vendent, 14 euros l’album, 14%, 191 euros par planches pour les dessins avec la coul et le scénar…(100 euros si t ‘en vend que 2500 qui semble être le nombre moyen selon eux…) Et en supposant que les droits commencent au tout premier bouquin vendu…
Mouai mouai mouai…

Le schéma classique avec un vrai éditeur est plus saint, si le projet lui semble viable (et là c’est important de dire viable pour l’éditeur ET pour l‘auteur) il le signe, ça permet de trier. A partir de là, les auteurs peuvent vivre de leurs avances sur droit et travailler.

Le vieux schéma est le plus saint pour l’industrie et pour l’auteur qui débute.

Structure éditoriale pour moi veut dire business, vous espérez avoir pleins de projets pour avoir une grande visibilité et faire tourner la boutique, j’en reviens au début de ce poste sur mes méfiances de la générosité du crowdfunding.

Pour vous une liberté, de mon point de vue une régression, parce que ça fait baisser la moyenne globale du revenu des auteurs. Les éditeurs vont nous sortir, « mais regarde ils sont capables de bosser pour deux fois moins, toi aussi part en Chine pour pouvoir te loger et manger ».

Qui a l’œil de la viabilité ? Qui fait le travail éditorial ?

On arrive à une époque où la facilité de sortir sa croute et se croire auteur est déconcertante… Tout s’amateurise, les l’auteurs qui bossent le soir après le boulot, les éditeurs maintenant. Bientôt les imprimeurs qui feront ça sur des petites imprimantes laser !!!!Tout ça participe à la surproduction, encore et encore…
Les dessinateurs de BDs sont très mauvais gestionnaires par nature, mais pleins d’espoirs.

Je te souhaite de réussir et de me prouver que j’ai tors, sincèrement, je suis peut être un vieux réactionnaire mais il y a des réalités qui ne nous sont pas communes.
 
peut être que mon retour d' expérience (désastreuse) pourra vous être utile.
J'ai auto édité au format électronique (app pour iphone et ipad) un livre pour enfant : http://itunes.apple.com/us/app/tipinini ... d475490411 et un artbook http://itunes.apple.com/us/app/art-of-c ... d480524414 de Charlène Lescanff (chez Ankama maintenant).
Résultat des ventes: nix, nada.

Alors oui l' auto édition c'est bien, tu maîtrises tout du début à la fin et tu prends 100% des bénefs maintenant tu restes dans l'idée que ton concept est super génial et que le monde entier va l' adorer et quand tu fais le saut vers la réalité c'est la claque ^^. La raison est la notoriété . Nul ne me connaît ici (sauf qqs trèèèèèèèès anciens peut être) et nul n'a jamais entendu parler de ces apps. La leçon que j'en retire c'est que l'auto édition c' est le pas à franchir quand tu as déjà qqs "trucs" au compteur , un public + ou - régulier sur ton blog ou deviantart ou facebook . Une app c' est facile à coder et à animer quand aux ebook c' est aussi fastoche pour vendre sur tablettes et autres. Pour le papier cette notoriété est encore plus cruelle tant l' argent à avancer est important (cf 9500eur ci dessus).

Maintenant le crowdfunding ou la méthode traditionnelle (envoi d' un dossier puis avance sur droit) pour moi sont un élément objectif de feedback pour dire que le projet intéresse des gens autres que ton cercle restreint de famille ou fan boys/girls. Si un éditeur est intéressé c' est qu' il croit rentrer dans ses frais, si tu as 200 ou 300 personnes en crowdfunding c' est déjà qqs ventes d'assurées alors ces 2 systèmes présentent un intérêt quant au critère "y a t il un public pour mon oeuvre".

Dans mon cas personnel, ayant un métier payant confortablement mes factures, je vais varier ma stratégie. D'abord ravaler arrogance et génie puis tester des dossiers classiques pour tester les projets et voir si le dessineux aimant prendre des risques aller en crowdfunding sur la base de ces feedback positifs , si il y en a.

Tant que le chat n'a plongé dans l' eau froide, il n' est pas échaudé et ce qui est valable pour l' un n 'est pas valable pour l' autre surtout dans le domaine artistique où les paramètres talent, personnalité, projet, sensibilité du public à la date de sortie de projet rende les prévisions de business impossible. Pour moi un BD c'est un bébé: tu le fais à deux (pas la peine de relancer le débat scénariste ou pas scénariste) et tant que t'as pas accouché par toi même l'expérience des autres n'est pas vraiment utile, elle réconforte mais comme dans l'accouchement, on te raconte que c' est facile et super , mais les mamans sauront de quoi je parle (ma femme a accouché du 1er en 28h ...)
 
L’avance en BD est loin de faire 9500 euros, là il y a pleins de « frais annexes » dans cet exemple.

Quand je vois l’acharnement pour être publié, malgré, et souvent parce que le projet est refusé des éditeurs, et quand je croise sur les salons le nombre de « vrais » auteurs la 40 aine passée, habillés avec le pull tricoté par leur maman et leur râtelier appauvri ou mal entretenu, on fait la part des choses. Ca devrait rester un métier. Et si les gens du métier n’ont pas porté un once d’intérêt à votre projet, passez votre chemin. Il y en a déjà pleins capables de publier n’importe quoi.

C’est très dur à entendre mais une réalité. L’autoédition est un leurre, ou alors il faut déjà être connu, là tu peux te permettre de te passer d’intermédiaires, mais pour débuter c’est du suicide. Apres je ne dis pas qu’1 sur 1000 n’y arrivera pas. Faut juste aimer la loterie ou se prendre pour un badass fuking genius.
 
Nesmo, malgré ton indéniable talent de dessinateur, tu confonds et mélanges beaucoup de chose à propos de notre projet d'édition qui se prénomme Dream éditions. Voici quelques explications et éclaircissements.

nesmo":2vsa8bjj a dit:
Le concept de crowdfunding, j’ai du mal. C’est basé sur la générosité et en même temps sur la spéculation. Bon, pas partout mais on attend un retour sur investissement quand même.
Le crowdfunding n'est pas toujours basé sur de la spéculation, ni sur un retour sur investissement. Bien au contraire!
Kickstarter aux USA, ou Ulule en France sont simplement des plates formes qui mettent en relation des auteurs avec des contributeurs. Ces derniers participent financièrement à la création de quelques choses (BD, livres disques...) avec en général des contreparties physiques bien expliquées (albums de BD, CD, billets de spectacle, ex-libris, fac-similé...). Dream éditions est basé exactement sur le même principe (sauf que l'on décide de tout, nous même).

nesmo":2vsa8bjj a dit:
Dans l’auto-édition, tu touches facile de 30 a 50% mais là 14, c’est encore pire que de l’autoédition pour moi ! S’il n’y a pas de l’intermédiaire là…
Que ce soit moi et le dessinateur Silvio pour l'instant. Et peut-être demain, d'autres auteurs. On est dans une structure associative. Le but n'est pas que je fasse du bénéfices sur le dos de mes petits copains. Mais que l'on puisse TOUS ce rémunérer correctement pour notre travail fourni. On est plus dans un système d'auto gestion que dans un système classique d'entreprise.
Quant au sujet des 30 ou 50% de marge en auto-édition. On va plutôt tourner autour de 22%. Car outre l'impression et la promotion, il faut aussi payer la diffusion/distribution !

nesmo":2vsa8bjj a dit:
Tu ventes le mérite d’une structure qui fait gagner de l’argent à toute la chaine de production d’une BD, sauf aux artistes… Sauf bien sûr l’illusion fugace de gros pourcentages d’une BD( 14 au lieu de 8) dont le gros point d’interrogation reste sa distribution, sa promotion, sa fabrication…
Non, je ne vante pas une chaine de production qui fait gagner de l'argent à tous le monde, sauf aux artistes. MAIS surtout aux artistes! J'avais mis 14% en exemple (je viens d'ailleurs d'enlever ce % sur le site de Dream éditions). Car sur les 22% de marge, il va bien falloir quand même garder un peu d'argent pour payer les frais de fonctionnement de l'association, de l'hébergement du site, de la participation à d'éventuels festivals, ainsi que de garder de la trésorerie pour d'éventuels retirages.

nesmo":2vsa8bjj a dit:
Supposons que les 4500 albums se vendent, 14 euros l’album, 14%, 191 euros par planches pour les dessins avec la coul et le scénar…(100 euros si t ‘en vend que 2500 qui semble être le nombre moyen selon eux…) Et en supposant que les droits commencent au tout premier bouquin vendu…
Mouai mouai mouai…
Les ventes moyennes d'un album tournent effectivement autour de 2 500 ex en France (tant mieux pour toi si tu fais plus actuellement, mais nombre de tes collègues, et pas des moindre, font moins).
Et tu dis "selon eux", c'est selon NOUS. Chez Dream éditions, les auteurs sont aussi éditeurs (avec moi comme chef d'orchestre).
Bien sûr que NOS droits débuteront au tout premier album vendu. Puisque c'est NOUS qui décidons combien on veut toucher et comment on s'y prend. L'organisation est collégiale et absolument pas opaque. Comme le seront d'ailleurs nos relevés de ventes qui seront clairs comme de l'eau de roche.

nesmo":2vsa8bjj a dit:
Le schéma classique avec un vrai éditeur est plus saint, si le projet lui semble viable (et là c’est important de dire viable pour l’éditeur ET pour l‘auteur) il le signe, ça permet de trier. A partir de là, les auteurs peuvent vivre de leurs avances sur droit et travailler.
C'est effectivement plus confortable pour un auteur de signer avec un "gros" éditeur (encore faut-il que les conditions soient correctes). Dream éditions ne s'adresse pas seulement aux "jeunes " auteurs mais aussi aux auteurs confirmés qui veulent avoir une alternative. Ce qui a été notre cas !
Ladies Circus aurait pu sortir dans une maison d'éditions "classique" et connue. Sauf que l'on ne s'est pas mis d'accord et ce fut l'incident déclencheur de la création de Dream éditions. Et aussi mon fort tempérament :)

nesmo":2vsa8bjj a dit:
Le vieux schéma est le plus saint pour l’industrie et pour l’auteur qui débute.
Dans un monde idéal et figé oui ! Sauf que tout bouge en ce moment et relativement rapidement.

nesmo":2vsa8bjj a dit:
Structure éditoriale pour moi veut dire business, vous espérez avoir pleins de projets pour avoir une grande visibilité et faire tourner la boutique, j’en reviens au début de ce poste sur mes méfiances de la générosité du crowdfunding.
Éditer un album c'est effectivement du business. Mais nous n'avons pas la prétention de devenir une multinationale de l'édition. Juste une association d'auteurs qui décidons comment éditer nos albums et sous quelles conditions financières. Surtout je n'ai aucune velléité d'éditer tous mes projets en auto-édition sur Dream éditions.

nesmo":2vsa8bjj a dit:
Pour vous une liberté, de mon point de vue une régression, parce que ça fait baisser la moyenne globale du revenu des auteurs. Les éditeurs vont nous sortir, « mais regarde ils sont capables de bosser pour deux fois moins, toi aussi part en Chine pour pouvoir te loger et manger ».
C'est le contraire! La création de Dream éditions m'offre la possibilité de refuser le contrat d'un éditeur si je ne suis pas d'accord avec ces conditions tarifaires ou éditoriales. Sans pour autant hypothéquer complètement la vie de ce projet. C'est une liberté, même si toute liberté a un prix!

nesmo":2vsa8bjj a dit:
Qui a l’œil de la viabilité ? Qui fait le travail éditorial ?
Tes questionnements ci-dessus sous tendent que nous ne sommes pas légitimes pour éditer nos propres albums et ceux des autres!
Même si, à mon avis, le monde de la BD connait un âge d'or au niveau de la qualité de la production (tout style confondu). Il y a quand même un sacré paquet de mauvaises BD qui sortent des gros et des moins gros éditeurs. En général, c'est toujours l'album du voisins et pas le sien :)
Et ces albums ont été initiés par des directeurs éditoriaux ayant pignon sur rue. Sauf que comme dans toute profession, il y en a des bons et des moins bons (il y aurait beaucoup à dire à ce sujet et pas seulement des ouï-dire mais ce n'est pas le propos de ce post).
Donc, c'est quoi un bon éditeur. Quelqu'un qui sait bien dessiner, bien écrire, bien compter, bien parler, bien observer.... ? Ou tout cela à la fois ? Bien sûr que non! C'est souvent bien plus trivial et simple que cela.
Pour toutes ces raisons et de part mes expériences passées et multiples, je ne me sens donc absolument pas (ainsi que Silvio et les autres auteurs qui nous rejoindrons ), plus illégitimes que d'autres pour juger le bien-fondé d'éditer ou non un projet (même si c'est plus difficile d'avoir du recul quand on est aussi l'auteur et donc juge et partie).

nesmo":2vsa8bjj a dit:
On arrive à une époque où la facilité de sortir sa croute et se croire auteur est déconcertante… Tout s’amateurise, les l’auteurs qui bossent le soir après le boulot, les éditeurs maintenant. Bientôt les imprimeurs qui feront ça sur des petites imprimantes laser !!!!Tout ça participe à la surproduction, encore et encore…
Même si j'ai actuellement une série en cours, je suis effectivement nouveau dans la BD. Mais il serait péjoratif de traiter Silvio d'amateur. Alors qu'il dessine depuis des années aussi bien des albums que des dessins animés ou des jeux vidéo dans toute l’Europe (certes peu en France, mais à ce que je sache, le marché de la BD française n'est pas une chasse gardée). Et à l’instar d'un autre ami dessinateur flamand qui sévit lui aussi plutôt dans les pays néerlandais ou dans le comics aux USA, et qui va choisir pour un de ces projets le système crowdfunding sur MMC. Je ne vois pas où est le mal de diversifier ses façon d'éditer un projet. Bien au contraire!

ENFIN! J'en ai un peu marre d'entendre ou de lire que la surproduction actuelle et donc la paupérisation d'une partie des auteurs serait de la faute des petits éditeurs ou de l'auto-édition. C'est FAUX! Et les personnes un peu au fait du monde éditorial le savent très bien (voir les rapports de Ratier ou de Guilbert http://www.du9.org/dossier/numerologie-edition-2011/)
La surproduction a été initié il y a quelques années par Soleil, dans une logique d'occupation des linéaires. Suivi rapidement par Delcourt, Glénat et le groupe Média Participation. Actuellement, ils sont toujours dans cette même logique. Logique renforcée par le fait qu'ils ont intégré à leurs entreprises la diffusion/distribution (qui est le vrai nerf de la guerre d'une BD). Et donc, il peuvent se permette de sortir beaucoup de BD, même si elles ne se vendent pas énormément. Car leur seuil de rentabilité est bien plus bas qu'un petit éditeur (ou qu'une auto-édition) qui doit, lui, payer en plus ce cout de diffusion/distribution!

nesmo":2vsa8bjj a dit:
Les dessinateurs de BDs sont très mauvais gestionnaires par nature, mais pleins d’espoirs.
Je ne suis pas dessinateur, mais scénariste. Donc pas pleins d'espoirs, mais plein de pragmatisme :)

[/quote]Je te souhaite de réussir et de me prouver que j’ai tors, sincèrement, je suis peut être un vieux réactionnaire mais il y a des réalités qui ne nous sont pas communes[/quote]
Merci pour tes encouragements Nesmo. J'espère qu'à la lecture de cette longue réponse tu auras mieux appréhendé notre démarche qui ne comporte aucune malice. Et puis surtout, nous ne forçons personne à nous suivre. Notre démarche est personnelle, et il y aura sûrement dans les semaines ou mois qui viennent d'autres projets similaires d'éditions, ou pas :)
 
Sur ton site il est écrit ça :
nous avons décidé de réagir et d’inventer une nouvelle façon de voir et faire les choses.
Sauf qu'en fait rien de nouveau, c'est du Sandawe cheap...

Si tu proposais une plateforme d'auto édition marchant sur le crowdfunding avec choix des variables type quantité de bd imprimées, choix de packs de promos, de diffs etc... Avec des frais fixes pour rétribuer les prestations de ton service, la tu ferais avancer les choses.

On sent plus une volonté d'amortir tes démarches d'auto édition qu'un réel investissement pour faire avancer la cause camarade.
 
Le nom Dream édition c'est assez trompeur, ça laisse penser que c'est une vraie boite d'édition. Hors c'est une association donc ça n'a rien à voir ... Après le reste, c'est du discours de vendeur. On dirait mon banquier qui essaie de me refiler toutes ses assurances.

:D
 
Je trouve sain d’avoir un choix dans sa manière d’être édité, un schéma plutôt qu’un autre. C’est tout aussi sain que d’avoir des avis contradictoires, la vie est souvent une histoire de point de vue mais par pragmatisme, pour moi quelqu’un qui bosse pour 50 ou 100 euros la planche restera un amateur dans le sens ou il ne peut pas en vivre.

Je n’ai pas dit que la surproduction était la faute des petits éditeurs, les gros y participent tout autant.

Il vit comment Silvio ? Il vit dans un pays en crise avec 50% de chômage, chez ses parents ? Sacrée liberté ^^. On va déjà chercher des dessinateurs en chine, des techniciens très bien formés dans un pays où les revenus sont bien moindres qu’ici. Chasse gardée… et quand les scénaristes seront Chinois, parce qu’écrire implique une technicité qu’ils vont apprendre aussi.

Pour le crowdfunding, je te parle de retour sur investissement. Tu me dit contreparties physiques, tu ne ferai pas de la politique ^^ ? Tu donnes en attendant quelque chose quand même.

S’auto éditer sans vision externe, sans l’échange constructif d’un deuxième avis, j’ai du mal à le concevoir. J’ai pourtant aussi mon caractère. Je me permets de critiquer les BDs pas terribles parce que je sais personnellement comment elles se fabriquent ^^. Se sentir légitime implique une grosse remise en question. Je ne crois pas que je serai jamais légitime de qualifier mon travail.

Tout bouge vite oui, de toute façon l’avenir c’est le net, quand amazon lancera un système de crowfunding il tuera tous les intermédiaires, rachètera la poste, les auteurs échangeront avec un bot ^. Et quand tout sera centralisé sur les serveurs d’amazon, son piratage sera les prémisses de la révolution.

Attention scénario déposé.

Il y a une bonne émission sur Art sur le progrès et son impasse.
En se créant de fausses libertés, on fini par s’enfermer.

Non pour rester sérieux, j’applaudis l’esprit d’initiative, mais le schéma que tu proposes sera très difficilement viable pour un dessinateur autre que du dimanche. :wink:
 
On va déjà chercher des dessinateurs en chine, des techniciens très bien formés dans un pays où les revenus sont bien moindres qu’ici. Chasse gardée… et quand les scénaristes seront Chinois, parce qu’écrire implique une technicité qu’ils vont apprendre aussi.

En ce qui concerne les chinois dans la BD je ne suis pas d'accord, les chinois sont très bon en BD. Ils ont des putains de niveau au format BD franco-belge. Voilà. Pas parce que c'est peu chère, c'est surtout parce que c'est bien fait, bien dessiné, bien colorié, avec des vrais personnalités artistiques ...

Quand aux scénaristes chinois... je ne pense pas qu'on ait quelque chose à leur apprendre. -_-; C'est pas non plus l'Afrique sauvage là bas.

Après il faut arrêter d'être orgueilleux et de croire que la France c'est le dernier bastion des auteurs originaux avec des bon goûts et un savoir faire artistique. Et que les chinois c'est juste de copieurs ou de la main d’œuvre pas cher mais pas des vrais auteurs.

Et arrêter de se dire que si on est pas édité c'est parce que les éditeurs sont trop fermé d'esprit pour comprendre tout votre génie. Que si vous êtes rejeté c'est parce que le monde ne peut pas comprendre votre originalité. Restons modeste, diantre !
 
Lis bien ma phase, elle ne sous-entend a aucun moment la mauvaise qualité de leur travail…

Je vois des brutes en dessin qu’on n’a pas ici, faute de travail intense. Ma réflexion vient en opposition à l’idée que le travail n’est pas « chasse gardé » aux dessinateurs Français, c’est sympa la mondialisation hein, faut juste pas être ouvrier, agriculteur, etc… Les scénaristes sont des ouvriers comme les autres ; mais comme les ingénieurs se croient à l’abri d’une concurrence inégale. Tout est une histoire de technicité qui s’apprend et se pratique à moindre frais ailleurs et prôner cette ouverture est à double tranchant pour tout le monde parce qu’on ne pourra pas tous être banquier.
Nul n'est irremplaçable il parait...
 
Retour
Haut