Pex":3k3iq2gw a dit:
Ben je pense que MMC BD c'est fait pour ceux qui sont vraiment au bout du rouleau (qui sont prêt a donner leur projet et les droits d'exclusivités s'il le faut) ou les gens qui veulent absolument se faire connaître et être vue, histoire d'être vue et gagner un tout petit peu de notoriété. J'ai jamais compris en quoi être vue sur internet pouvait donner plus de chance de signer, de réussite et tout, surtout si c'est pour passer par un intermédiaire comme MMC pour repasser chez Dargaud, Dupuis ou Le Lombard et repasser par des vautours qui pensent s'en payer une bonne part. Et quand tout le monde est passé et a pris sa petite commission, enfin la paix ... Autant prendre un raccourci, envoyer directement chez l'éditeur ? J'aime bien les mecs qui pensent qu'en passant par MMC il y aura forcément plus de réponse de l'éditeur que s'ils envoient le dossier direct chez l'éditeur, y'aura pas plus de réponse de celui ci... mais plus d'attente en plus de ne pas pouvoir aller voir d'autres éditeurs entre temps.

En fait, pour parler de Sandawe dont le fonctionnement m'intrigue et m'intéresse, à l'écoute de l'interview du directeur il semble que l'objectif soit de palier à la faible exposition d'un album en librairie via le circuit normal éditeur/réalisation de l'album par l'auteur/sortie sans communication et on voit si ça se vend comme ça pendant 15 jours/retour des bouquins et décompte des ventes.
Donc la démarche consisterait à une exposition en avance, un an avant la sortie si financement complété, via les forums de discussions, les donateurs étant susceptibles d'en parler autour d'eux et d'aider à mieux vendre le truc.
Maintenant j'explique ce que j'ai compris de la démarche et j'observe, mais c'est un peu un cercle vicieux : il s'agit d'essayer de sortir d'un système où il y a surproduction, en participant à cette surproduction. Il serait mieux que les éditeurs produisent moins et soutiennent mieux leurs auteurs.
Je suis pas certain qu'un auteur soutenu par un certain nombre de donateurs s'en sorte mieux au niveau des ventes qu'un autre auteur qui ferait de l'auto-édition en se faisant connaitre lui-même.
Quoique la structure d'édition et de distribution n'a rien à voir. Donc en fait ça vise un public qui connait une BD depuis un certain temps, ayant assisté à son élaboration, et qui voudrait se l'acheter dés sa sortie où la commander sur le net, plutôt que de découvrir au hasard des BD nouvellement sorties chez son libraire.
Franchement je saurais pas dire si ça peut réellement fonctionner comme ça. On en saura assez vite davantage parce que les premiers albums commencent à sortir.

En tout cas sans parler d'être au bout du rouleau, je pense que même en faisant un travail de qualité on peut voir son projet annulé chez un gros éditeur faute de vente, alors je me demande si actuellement une solution est mieux qu'une autre, et si c'est pas un problème de crise générale du métier, avec ses causes et ses conséquences.
Ce que j'ai constaté chez Sandawe, c'est que la part de financement consacrée aux paiements des avances à l'auteur n'est pas ridicule, semble même très correcte à une époque où on commence à proposer des forfaits complets vraiment très bas.
Alors dans les auteurs intéressés par la démarche, il y en a qui ont été refusés par d'autres éditeurs, mais il y a aussi des auteurs intéressés par la démarche en elle-même sans doute, étant désabusé par le fonctionnement classique, ou juste enthousiaste à essayer le truc pour un projet donné ?
 
Le truc c'est que pour les ventes pures du livre, c'est un risque à ce que les seuls acheteurs soient les gens qui ont déposé moins d'une certaine somme et qui n'auront donc pas droit au livre à sa sortie. C'est donc un risque à ce que l'auteur et la boite ne touchent pas de droits ou vraiment très peu une fois le bouquin sorti.
C'est ici qu'est le risque. Le bouquin sera sinon financé, donc c'est risque 0 sur les dettes pour la boite.
Je pense que le mieux reste d'attendre un peu et de voir comment tout ça évolue plutot que de se précipiter tête baissé et de se retrouver bloqué par un projet.
Une BD c'est un certain temps de préparation et ça me semble important de prendre son temps pour faire les bons choix d'éditeurs ou autres.
 
serguey":2wr09vtj a dit:
En fait, pour parler de Sandawe dont le fonctionnement m'intrigue et m'intéresse, à l'écoute de l'interview du directeur il semble que l'objectif soit de palier à la faible exposition d'un album en librairie via le circuit normal éditeur/réalisation de l'album par l'auteur/sortie sans communication et on voit si ça se vend comme ça pendant 15 jours/retour des bouquins et décompte des ventes.
Donc la démarche consisterait à une exposition en avance, un an avant la sortie si financement complété, via les forums de discussions, les donateurs étant susceptibles d'en parler autour d'eux et d'aider à mieux vendre le truc.
Maintenant j'explique ce que j'ai compris de la démarche et j'observe, mais c'est un peu un cercle vicieux : il s'agit d'essayer de sortir d'un système où il y a surproduction, en participant à cette surproduction. Il serait mieux que les éditeurs produisent moins et soutiennent mieux leurs auteurs.
Oui tout à fait, encore une fois le boulot d'un éditeur c'est pas seulement de vendre du bouquin. Dans mon monde de petits poneys, un éditeur il aime un projet, l'édite et assure sa promo, afin qu'il ait toute ces chances.
Donc l'argument de la visibilité "avant" ou que sais-je c'est encore une fois une façon déguisé de se déresponsabiliser... Bref, plus j'en sais, plus je trouve ça puant (et tellement loin de ce que devrait être ou de ce qu'a été ce métier) moins j'en veux ^^

serguey":2wr09vtj a dit:
Alors dans les auteurs intéressés par la démarche, il y en a qui ont été refusés par d'autres éditeurs, mais il y a aussi des auteurs intéressés par la démarche en elle-même sans doute, étant désabusé par le fonctionnement classique, ou juste enthousiaste à essayer le truc pour un projet donné ?
Etre désabusé par le fonctionnement classique et tomber dans ce genre de solution (qui est pire que le fonctionnement classique, et n'apportera rien de bon à terme), j'appelle ça ne pas assumer... :)
Le "système" ne plait pas à certain qui aimerait trouver un moyen d'en garder les avantages, c'est à dire avances sur droit confortables, large distribution et pas s'occuper du bouquin en lui même. Bref... Une sorte de fonctionnariat de la BD. On peut pas tout avoir.
 
ok, j'ai mis du temps à comprendre qui écrivait quoi dans ton post, il manque des balises quote quelque part :D (corrigé le temps que je poste :p )
C'est intéressant ton point de vue, ça fait réfléchir. Moi je m'intéressais à ce type de publication comme ça et un peu de loin, mais j'ai pas poussé la réflexion plus loin que ça. D'où mon intérêt à suivre ce fil d'autant que je suis pas édité nulle part (un jour j'espère).
Je trouve ta dernière remarque très juste.
 
svart":ljgz1eme a dit:
Quand je parlais de prostitution... :D , avec proxénète en plus, parce que la thune va pas dans votre poche...c'est du joli tiens.

Tout doux garçon, je comprends que le sujet enflamme les esprits, mais faut pas non plus dire n'importe quoi, c'est un peu fort comme terme, là.

Ca reste juste du crowdsourcing, avec ses limites, et les questions que ça pose.


Clairement, Kickstarter a une vraie légitimité au sens où il s'agit de mécénat de masse, de soutien à un artiste qu'on aime bien, sans pour autant faire croire aux gens qu'ils se transforment en investisseurs.

Personnellement, je trouve ça plus sain.

C'est probablement une partie de l'avenir de notre métier, sous une forme ou une autre.

Quand on se monte une petite communauté de fans, mettons 2 ou 3000 personnes qui viennent régulièrement profiter de notre travail, dans le cas d'un bloggueur BD par exemple, si une partie du lectorat met 1 euro par mois en contribution moyenne, ça peut vite mettre du beurre dans les épinards.

(Oui, j'ai entendu ceux du fond qui viennent de calculer sur les bases d'un public mensuel 10 fois supérieur. Ben oui, ça ferait "tant". :D )
 
Henscher":3r2klm7b a dit:
svart":3r2klm7b a dit:
Quand je parlais de prostitution... :D , avec proxénète en plus, parce que la thune va pas dans votre poche...c'est du joli tiens.

Tout doux garçon, je comprends que le sujet enflamme les esprits, mais faut pas non plus dire n'importe quoi, c'est un peu fort comme terme, là.

Ca reste juste du crowdsourcing, avec ses limites, et les questions que ça pose.

Rooooh ça va hein... Après tu avoueras que dans la BD pour 1000 euro y a moyen de trouver plus perspicace comme "rétribution".
D'autant plus que c'est un truc déterminé par les éditeurs et MMC, pas par les auteurs ("alors machin nous a donné 1000 euro pour qu'on édite ta merde, tu nous/lui dois une demi journée en tête à tête, mais t'as le choix hein, ça peut être chez toi ou chez lui")...
Et là pour le coup, y a plein d'autre termes presque aussi forts qui me viennent à l'esprit.

En tout cas, MMC, c'est pas aussi anodin que du "crowdsourcing" dans les termes. De toutes façon, ça vient à la base de l'industrie du disque... Et on sait donc d'emblée que cela ne pourra rien apporter de bon à la BD. Mis à part qu'ils cherchent en plus à jouer la carte de "starification".
A quand un Loft Story à Angoulême avec à la clé un contrat BD?
 
Je me pose une question: Un auteur touche encore ses droits d'auteur avec MMC ?

Si oui, c'est bingo.

Si non, c'est ambiguë. Si le projet atteint les 25000 €, cela peut être rentable pour une série qui ne se vendrait pas énormément. Mais à 25000 € d'investissement, cela veut dire aussi qu'il y a pas mal de lecteurs potentiels derrière (les investisseurs + les lecteurs que pourrait drainer la série). Si la série fait un gros hit, on a dans le baba les droits d'auteurs. Si on n'atteint pas les 25000 € mais juste les 10000 € par exemple, cela fait moins que la somme des avances sur droits d'un album classique.

Kim
 
Ayant suivi MMC Book depuis ses débuts et essayant par la même occasion le principe de MMC BD, je ne constate qu'une seule chose: c'est de l'arnaque pure et simple.
Depuis le lancement de MMC Book (qui date quand même du 27 Mai 2010), aucun livre présenté sur le site par des internautes n'a dépassé le banc d'essai.
Et je vous parie mon billet que ça va être la même chose pour MMC BD.

Pour moi, MMC c'est une plate-forme qui permet aux éditeurs de lancer un projet en prenant le moins de risque possible (projet qu'ils sortent de leur tiroir, bien entendu. Faire croire que le challan peut choisir un projet autre n'est qu'une illusion): pas fou, ce sont les internautes qui mettent leurs billes ! Donc si ça ne se vend pas, ce sont les internautes qui ont perdu l'argent. Et si ça marche, MMC+Editeur se prennent un pourcentage sur les ventes (bhen oui ce serait con de s'en priver...). Donc ils sont gagnants à tous les coups.

A quand un véritable site d'édition crowdfunding tenu par des auteurs ?
 
Sujet très intéressant, ainsi que les diverses approches et analyses qu'on peut lire de chacun, dont certaines m'ont bien fait réfléchir.

Le fait est que je suis convaincu que ce genre de concept peut faire gagner 1 élu uniquement s'il en fait perdre 5, 10 voire 15. Quoi qu'il en soit, la mise des lecteurs ayant payé ne sera rentabilisée qu'à partir d'un nombre assez conséquent de ventes, et lorsque les lecteurs auront refait leur mise, ça voudra dire que MMC se sera déjà rentabilisé bien avant.

Il est manifeste de toute façon qu'en temps de crise, les éditeurs/producteurs ne prennent plus de risques : combien voit-on de projets vraiment novateurs ? Au cinéma on refait un spiderman, on fait les avengers, on adapte Millénium : risque == 0 ... alors oui, il y a The Artist et Intouchables qui viennent me contredire mais au niveau mondial c'est pas brillant brilant.
Je reste convaincu que :
- ce n'est qu'un moyen de faire "éponger" une part de risque qu'ils ne veulent(et parfois peuvent) plus assumer.
- ce n'est pas la "révolution" qu'on veut bien nous laisser entendre, s'il y avait eu une recette miracle, même avec les nouveaux moyens qu'internet propose, à la vitesse où ça va, ça fait longtemps qu'elle aurait été trouvée.

Est-ce bien, est-ce mal ? A chacun d'en juger

Personnellement vous l'aurez compris, je suis très très tiède, j'aime pas jouer au casino ...
 
Bon bah voila vos voeux éxaucés: :D

Qu’est ce qui change, à compter du 15 mai ?

Vous êtes aujourd’hui inscrit sur notre site dans la perspective d’être repéré par l’une de nos maisons d’édition partenaire. Dans une quinzaine de jours cette offre évoluera pour laisser place à notre nouveau modèle. C’est un changement important dans lequel nous allons vous accompagner et nous souhaitions vous expliquer concrètement comment anticiper et envisager ce tournant.

Voici dans les grandes lignes les changements majeurs à venir :

C’est désormais l’auteur qui fixera le montant de sa jauge, le délai maximum pour l’atteindre ainsi que les contreparties qu’il souhaite offrir aux internautes qui le soutiennent.

L’inscription ne sera plus automatique. Chaque projet devra être validé par nos équipes éditoriales sur la base de critères de créativité, de cohérence et de sérieux.

L’artiste détiendra 100% de ses droits et sera responsable de la réalisation de son projet. C’est lui qui prendra en charge la relation avec ses contributeurs et devra assurer la bonne livraison des contreparties promises. Pour l’aider, MMC a prévu des outils qui vous faciliteront la tâche : messagerie interne, modules spécifiques.

Les récompenses offertes aux contributeurs seront extra-financières (livre dédicacé, extraits en avant-première, marque page original, remerciements à la fin du livre, etc.) ou financières (participation aux gains, etc.). Seuls les projets portés par des « pro » (nos maisons d’édition partenaires par exemple) pourront proposer des récompenses financières.

L’auteur percevra les sommes collectées auprès de ses contributeurs pour mener à bien son projet. MMC touchera une commission de 10% des montants levés pour faire fonctionner sa plateforme et vous offrir la meilleure interface possible.
 
Mouis alors là, j'ai tout autant de réserves et de méfiance que leur précédent système, franchement autant passer un kickstarter ou un ulule c'est carrément moins cher en commissions et probablement piloté par des requins aux dents moins aiguisés que chez MMC.
 
Véga< Mais lol :D

Tohad<
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Tohad pour Kickstarter, si t'as la double nationalité tant mieux pour toi mais tout le monde n'est pas ricain... :D
Sinon Ulule, c'est quand même autrement moins populaire que MMC, et ça ne propose pas vraiment tous les services que j'ai pu voir sur MMC BD il me semble. Je ne suis pas vraiment concerné mais pour ma part les 1,6% de com' en moins d'Ulule font pas vraiment le poids.

Aprés moi je dis ça mais j'ai pas d'actions nulle part je ne fais qu'informer.
 
Ha je n'étais pas au courant de cette histoire de nationalité américaine pour Kickstater. Merci de la précision. D'autant que je ne défends pas non plus ulule, ou autre platefrome, je n'ai pas vraiment chercher à faire du comparatif.

Mais vu le passif de MMC, j'y vois plus des gens qui cherchent à surfer sur la mode du crowdsourcing pour mieux passer à autre chose dès qu'un autre système de financement obscur verra le jour. Surtout quand le tout est chapeauté par le groupe Dupuis/Dargaud, le concept de "l'éditeur c'est vous" frise la malhonnêteté quand l'industrie est derrière maquillée en gentil système de financement communautaire.
Je suis ptet parano et je grossis un peu le trait, mais dès qu'un nouveau modèle économique un peu plus sain que des circuits habituels remplis d'intermédiaires voit le jour, l'industrie se mets à les mimer soit pour prendre une part du gâteau, soit pour décrédibiliser le concept. (que ce soit MMC ou autre)

Svart -> je n'ai pas saisi la référence ?
 
C'est pas une question de nationalité pour Kickstarter, j'ai volontairement grossi le trait, en fait il faut résider aux US. M'enfin tu continues dans la boulette en parlant de crowdsourcing, la ou on parle de crowdfunding.

Le mieux c'est que t'ailles t'informer et puis tu reviens! ^^ D'ailleurs je te conseille ce même schéma pour les législatives ce sera plus prudent :D
 
Vega, moi je t'invites à parler au gens autrement qu'en les traitant comme des trisomiques, je t'ai parlé avec politesse et sans préjugés sur tes capacités mentales. La différence d'opinion et d'esprit critique ne t'autorise pas à faire passer de l'insulte et de la condescendance diluées dans tes phrases.
Tu pourrais en faire de même et éviter d'extrapoler en politisant la chose n'importe comment.

C'est fou ça, seulement pasque j'ai confondu crowdsourcing et crowdfounding.


Edit : Xael, merci pour la précision. Je suis justement dans les démarche de l'autoédition, j'essaye de trouver les méthodes les plus pérennes et éthiques possibles. Et accessoirement en évitant les jugement de valeurs des trolls.
 
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