erfff désolé comme je ne connais pas bien, je n'ai pas fouillé plus que ça, et c'était dessus.
Le concept est intéressant oui , notemment cette idée de partager sur les autres blogs, ça permet de faire de la pubs tout bêtement sans rien avoir à faire^^.
Le module de stockage des planches empêche que "enregistrer sous" et ça c'est un bon point à mon sens.
Par contre, une fois déposée est ce que l'édition en bouquin devra automatiquement passer par eux? Ou Etes vous libre de votre choix?
 
c'est totale liberté. Par exemple mon camarade Valentin Seiche avait posté sa bd "anguille et baldaquin" sur le site et elle est sortie dans la Collection Etincelle d'Ankama (c'est pas du copinage, c'est vraiment bon, lisez :D).

Quant à la ligne éditorial de manolo, elle était plutôt ciblé elle aussi. Voir trop, finalement, sûrement ce qui a un peu tué le concept, trop de jeunes auteurs et de projets précurseurs. Tout ça ne se vend pas...
 
Je vois, en fait ce qui aurait été bien c'est qu'il y'ait une certaine épuration au bout d'un moment, en voyant le site pour la première je me suis fait cette réflexion qu'il y'avait énormmément de BDs justement.
Si il y'avait une totale liberté derrière, c'était assez interessant en tout cas, dommage donc, mais ce genre de site est surement amené à ce développer de plus en plus, quoi que, les projets d'un site à l'autre sont parfois les mêmes et ça c'est pas forcément une bonne chose à mon avis pour qu'une boite puisse vivre de ce concept sur la durée.
 
perso j'avoue que je comprend pas vraiment la présence de grosse boites d'éditions là dedans... Quel est l'intérêt d'un circuit "marginal" si c'est pour se retrouver avec les mêmes problèmes que dans le circuit classique?
 
Mon avis perso sur manolosanctis (ne m'en voulez pas ^^;) c'est que même si c'est partit d'un bon sentiment, je trouve le site trop communautaire, j'avais l'impression de ne voir que des bédéistes ... entre eux qui s'auto-critique et s'auto-félicite. Et moi je pars du principe qu'un artiste n'est pas là pour créer pour les autres artistes ... un bédéiste créer pour des lecteurs, pas pour ses potes bédéistes ou ses amis ni pour se faire bien voir d'un petit groupe "d'underground". Bref, je n'ai jamais vraiment compris si Manolo était un site communautaire ou un éditeur. ^^;
 
yohan":2n1ubpjd a dit:
Quant à la ligne éditorial de manolo, elle était plutôt ciblé elle aussi. Voir trop, finalement, sûrement ce qui a un peu tué le concept, trop de jeunes auteurs et de projets précurseurs. Tout ça ne se vend pas...

J'abonde dans ton sens.

Pex":2n1ubpjd a dit:
Bref, je n'ai jamais vraiment compris si Manolo était un site communautaire ou un éditeur.

Peut-être un peu des deux sans être ni l'un ni l'autre.
Mais c'est vraiment triste de voir que ce projet animé par des jeunes porteurs d'idées nouvelles n'ait pas eu le temps d'aller à maturité.

Va falloir rebaptiser ce fil de discussion si ça continue ...
 
lucyd":369ezd9u a dit:
perso j'avoue que je comprend pas vraiment la présence de grosse boites d'éditions là dedans... Quel est l'intérêt d'un circuit "marginal" si c'est pour se retrouver avec les mêmes problèmes que dans le circuit classique?

L'intérêt c'est l'investissement minime et le potentiel retour sur investissement à très forte valeur ajoutée.

En gros, tu mets des billes - vraiment pas beaucoup - sur un peu toutes les initiatives qui se montent sur le Net et au pire tu as perdu de l'argent de poche. Au mieux, tu touches le jackpot façon loterie.

Les éditeurs se cherchent un peu sur tout ce qui est économie numérique, développement de communauté, sans parler de la BD strictement numérique qui est encore tout un poème en soi. :D

Tout ça, ce sont des ballons d'essai, si tu préfères, avec la volonté de ratisser large et de séparer le bon grain de l'ivraie par la suite, une fois qu'un modèle et des acteurs (notamment les auteurs) commenceront à se faire jour.

C'est pas idiot en soi, loin de là. C'est juste ce que ça révèle sur l'état actuel du monde de l'édition qui est d'avantage déprimant.

Pour revenir à ce que dit Kim, en effet la crispation actuelle des éditeurs sur les droits numériques répond essentiellement à leur trouille de se faire éjecter de la chaine alimentaire, à plus ou moins long terme. (On parle de 5 à 10 ans. Personnellement je parie sur 7, ça collerait avec les prévisions de la FNAC à ce sujet - elle prévoie de ne plus vendre de musique physique à l'orée de 2020, et de réaliser 80% de sa vente de littérature en dématérialisé - numérique, donc.)

Tout cela va bouger, beaucoup plus vite que prévu, et beaucoup plus souvent que par le passé.

La mauvaise nouvelle, c'est que cela va laisser beaucoup de monde sur le carreau - notamment dans la génération actuelle d'auteurs de BD. En vrai, cela va être un massacre sans précédent.

La bonne nouvelle, c'est que la génération montante - et celle du Café en est un bon exemple à mes yeux - est parfaitement armée pour s'adapter au monde qui arrive. :)
 
Là où on voit que MMC est une plateforme pour des "albums de gros" plus qu'autre chose, tient au fait qu'il y a une date de parution d'annoncée. Un gros groupe comme DDL aura beaucoup plus de mal à retarder une publication qu'un petit éditeur comme Sandawe. Surtout quand on a des commerciaux qui partent voir les libraires avant que les albums soient imprimés.

Ce qui me gène dans cette plateforme, c'est l'argent en trop. On appelle à des dons pour soutenir de jeunes auteurs (qui en fait, sont loin d'en avoir besoin avec un groupe comme DDL derrière et des auteurs qui pourraient trés bien signer ailleurs que chez DDL s'ils ont un niveau sélectionnable par DDL). Ces dons se situent entre 10.000 et 25.000 €. Nous savons tous que le total des avances sur droits versées à des auteurs, est plus proche de 10.000 € que de 25.000 € (sauf trés gros pontes vendant beaucoup). Ma question est donc: Quand des lecteurs sponsorisent un album à hauteur de 25.000 €, où va l'argent excédentaire au montant des avances sur droits ? Il y a quand même un minimum de 10.000 € en jeu. Cela m'étonnerait que les auteurs touchent quelque chose (on doit les laisser avec la satisfaction d'être édités et de toucher des maigres droits d'auteurs directement). En revanche, DDL et MMC doivent se partager une bonne partie du gâteau.

Je pense que l'objectif de MMC est d'attirer d'autres gros éditeurs (tels Delcourt/ Soleil ou Glénat/ Vents d'Ouest) pour devenir LA plateforme de crowd funding en BD.

Le revers de la médaille de ce genre de système tient à ce non partage avec des auteurs au niveau de l'excédent de crowd funding. Qu'est-ce qui empêcherait des auteurs de monter leur propre plateforme de crowd funding sans passer par l'éditeur ? Des petits auteurs comme ceux du CFSL n'auraient aucun pouvoir mais si demain une grosse pointure (type Loisel, Bilal etc ...) vendant sans problème sur son nom seul décidait de quitter un éditeur pour monter sa propre plateforme (ou une plateforme avec d'autres de ses potes) , que se passerait -il ?

Kim
 
Kim: On t'aura mal renseigné: 25 000 euros, c'est pour les auteurs. Ce sont les tarifs "moyens" de Media-Participation.

Donc les internautes financent bien les avances sur droit.

Le seuil minimum de 10 000, c'est sans doute pour créer un effet d'entrainement.

Intéressant de voir qu'un des projets déjà entièrement financé est "Le chômeur et sa belle.", déjà intégralement prépublié dans le journal de Spirou. (Pour le coup c'est mérité, mais ils avaient vraiment besoin des lecteurs pour se rendre compte que c'est bon?)
 
Oui Ensher, en parlant du chomeur et sa belle ...

Alors il y a un truc sur MMC que je n'ai pas compris et qui est assez contradictoire, je m'explique:

Ils sont sensé faire découvrir des talents ou des jeunes talents (enfin jeune en BD c'est ... de 30-40 ans quoi, quand t'as un début de calvitie haha :D). Dans les communiqués de presse on vante le coté découverte de talent, découverte de nouveaux auteurs, ok.

Mais dans les projets en vitrine, on voit des auteurs qui ont déjà travaillé pour : Le Lombard, Dupuis, Dargaud. Alors qu'ils étaient sensés nous faire découvrir des mecs qui sortent de nul part, sélectionné par des internautes c'est ça ?? La sélection de projet, la pré-selection, ça consiste en quoi finalement, j'ai rien capté là XD ?

Est-ce que ça veut dire que finalement ce sont ces 3 boites qui sélectionnent des projets et des auteurs chez eux (avec des auteurs de chez eux qui acceptent de jouer le jeu sous certaines conditions non divulgués) ? Et si c'était un auteur disons d'une autre boite d'édition concurrente, est-ce qu'ils auraient étés sélectionnés ? Ou bien est-ce qu'on leur dira: tu travaille pour un concurrent, dégage salopio ! Et là, est-ce qu'on peut alors parler d'une sélection par "talent" ou d'une sélection par "favoritisme" ? o_O Autant de projets qui sont contradictoire avec leur condition d'utilisation ainsi que le pseudo message sur la découverte de talent puis les bonnes intentions pour les auteurs.

Et les journalistes qui rédigent les articles sur MMC bd, ils y connaissent quelque chose en BD finalement ? Sont-ils capables d'avoir un avis critique où sont-ils juste là de dire que c'est bien parce qu'un mec riche leur a dit que c'était cool ?

Dans tout ça, je me dis:

- S'il y a moyen de refiler jusqu'à 25% des droits d'auteurs à des internautes éditeurs, pourquoi ne pas plutôt les refiler aux auteurs ?

- De 6 à 25% pour les internautes éditeurs, et bien, ça veut dire que quand on veut, on peut ... lâcher du pourcentage ! lol ?

- Et 25% a partager entre combien d'internaute-éditeur ?

- Et si je m’inscris en auteur et que (par exemple) ma femme achète toute mes parts (puisque pas de limite par utilisateur), ça veut dire qu’on touchera le pourcentage éditeurs + auteur ? :D Une super magouille que je vois là. Encore, si c’était facile de vendre un livre en librairie et que le remboursement des avances est garanti à 100% mais on sait tous que « garantie » c’est faux. C'est toute la magie du mot "mise".

- Combien d'internautes sont-ils nécessaire pour atteindre 10 à 50 000 euros ? 1000 à 5000 ? En sachant que dans la vraie vie, un album qui sort en librairie fait par "un jeune talent" sortie de nulle part a encore moins de chance de se vendre à 15 000 ou 50 000 exemplaires pour rembourser les avances sur droits. Alors que MMC garanti déjà le remboursement des mises ??? WTF ?

- De plus, qui est l'imbécile qui irait dépenser 10-50 euros pour acheter un album BD qui n'est même pas sortie ? En sachant qu'un auteur galère déjà pour vendre en librairie un vrai livre sortie pour du vrai.

- Et qu'est-ce qui nous prouve que les projets en vitrine fait par les auteurs des dites maisons d'éditions ont été financé à 100% par des internautes ? Qu'il y a plus de 5 000 à 10 000 comptes utilisateurs actifs en MMC BD, assez pour financer cette branche.

- S'il y a moyen d'investir autant d'énergie et de moyens pour mettre en scène ce truc, pourquoi pas l'utiliser pour vraiment faire quelque chose de vraiment bien pour les auteurs BD, les nouveaux talents auxquelles on croit … Au nom du talent et de la veuve et l'orphelin ? :D

Si quelqu'un peut m'expliquer ces points là ! Car j'arrive pas à saisir ça. On parle surtout de chiffres, de ventes, de droits mais une BD ça ne se résume pas à ça. Ils ont oubliés que s'ils n'attirent pas des gros talents de génies tueurs en BD, ça marchera pas leur truc. On peut parler chiffres, droits, milieu de la bd, marketing mais la base c'est que sans les bons artistes, pas de bénéfices, pas de commerce. Et si MMC commence déjà à se faire mal voir par les bédéistes ... c'est un peu mal parti. Parce qu'on dirait que le but c'est de se faire bien voir par la presse avant tout et les internautes donneurs d'argent, ils ont tout compris ... XD




Enfin voilà, sinon pour faire découvrir des talents comment on faisait déjà avant ? Et au Japon les maisons d'éditions font quoi déjà pour les nouveaux talents ... Ha oui, des concours, en plus c'est gratuit et il y a un prix. Alors à quoi ça sert de se compliquer la vie alors qu’elle pourrait être simple ? Mystère ... internet ça sert a simplifier la vie, pas a transformer un simple repérage de talent en parcours du combattant de l’extrême. XD
 
Pex":1f9v4d5w a dit:
Oui Ensher, en parlant du chomeur et sa belle ...

Alors il y a un truc sur MMC que je n'ai pas compris et qui est assez contradictoire, je m'explique:

Ils sont sensé faire découvrir des talents ou des jeunes talents (enfin jeune en BD c'est ... de 30-40 ans quoi, quand t'as un début de calvitie haha :D). Dans les communiqués de presse on vante le coté découverte de talent, découverte de nouveaux auteurs, ok.

Mais dans les projets en vitrine, on voit des auteurs qui ont déjà travaillé pour : Le Lombard, Dupuis, Dargaud. Alors qu'ils étaient sensés nous faire découvrir des mecs qui sortent de nul part, sélectionné par des internautes c'est ça ?? La sélection de projet, la pré-selection, ça consiste en quoi finalement, j'ai rien capté là XD ?

Tu as mis le doigt dessus. :D

Il y a deux façons de voir ça:

- positif: ce sont des auteurs qui ont joué le jeu pour amorcer le principe du site.
- moins positif: ce sont des auteurs sur lesquels les éditeurs aimeraient bien mettre des billes, mais dont le potentiel commercial de leurs bouquins est trop faible à leurs yeux, donc "ok on te parraine - genre on dit ça on aime faut le ou la soutenir - mais on a besoin que le public soit pré-convaincu."

Dans les deux cas de figure, cela ne correspond pas vraiment à la conception que je me fais de ma relation avec un éditeur.
Mais je suis un peu (trop?) old school et radical à ce sujet. :)
 
Henscher":wm93wgej a dit:
Donc les internautes financent bien les avances sur droit.
Le seuil minimum de 10 000, c'est sans doute pour créer un effet d'entrainement.
Intéressant de voir qu'un des projets déjà entièrement financé est "Le chômeur et sa belle.", déjà intégralement prépublié dans le journal de Spirou. (Pour le coup c'est mérité, mais ils avaient vraiment besoin des lecteurs pour se rendre compte que c'est bon?)

Ben du coup c'est vraiment abusé de leur part je trouve... Dans MMC en musique y'a pas de "Découvrez les albums universal ou sony music" en home page (surtout pour les zicos ayant déjà leur album sortie.... et là ils nous collent encore leur idée poussiéreuse de la BD = XIII, Lucky Luke, Les schtroumpfs etc etc faut arrêter putain)... j'ai vraiment du mal avec ce principe enfin du moins avec la manière dont il a été transposé pour la BD... mais bon je suppose que ça aide certains projets, même si une nouvelle fois je n'ai pas l'impression que ce soit les auteurs qui en bénéficient réellement... En gros avec ce principe, les Éditeurs ressemblent plus à des imprimeurs/agents mais qui ont le pouvoir de t'imposer leur avis sur ta prod, me trompe-je?
 
Henscher":2ul3k9g1 a dit:
Personnellement je parie sur 7, ça collerait avec les prévisions de la FNAC à ce sujet - elle prévoie de ne plus vendre de musique physique à l'orée de 2020, et de réaliser 80% de sa vente de littérature en dématérialisé - numérique, donc.)

J'ai du mal à te suivre sur ce point là. La musique, qu'elle soit dématérialisée ou non, reste la même. Tu es dans ta voiture, dans ton canapé où sur tes WC, tu entends la même chose. La musique fait appel à un sens physique qui n'est pas tactile.
La lecture, c'est différent. Et encore plus quand on parle de BD. Il va certes y avoir une évolution massive de notre genre vers du numérique ... mais ce ne sera plus de la BD. Ce sera autre chose qu'il faudra nommer.

Henscher":2ul3k9g1 a dit:
La bonne nouvelle, c'est que la génération montante - et celle du Café en est un bon exemple à mes yeux - est parfaitement armée pour s'adapter au monde qui arrive. :)

Ouais, mais la génération CFSL a aussi besoin de croûter. Et physique ou numérique, le problème de la part du droit d'auteur reste le même ...

Kim":2ul3k9g1 a dit:
Le revers de la médaille de ce genre de système tient à ce non partage avec des auteurs au niveau de l'excédent de crowd funding.

D'où ma réflexion précédente ...

Kim":2ul3k9g1 a dit:
Qu'est-ce qui empêcherait des auteurs de monter leur propre plateforme de crowd funding sans passer par l'éditeur ? Des petits auteurs comme ceux du CFSL n'auraient aucun pouvoir mais si demain une grosse pointure (type Loisel, Bilal etc ...) vendant sans problème sur son nom seul décidait de quitter un éditeur pour monter sa propre plateforme (ou une plateforme avec d'autres de ses potes) , que se passerait -il ?

Rien n'empêche aucun auteur de le faire. Il y a des grosses pointures qui ont suffisamment d'argent pour le faire.
Ça s'est vu en musique : Metallica qui ont mis leur album gratuit en écoute ... et ont réalisé des ventes importantes.

Et même pour des petits auteurs de CFSL. La diffusion d'un album en auto-édition est très très très difficile car les libraires sont assez peu nombreux à jouer le jeu. Par contre, via un site, ça devient plus accessible. Mais il est évident que cela ne peut se faire que collectivement et pas individuellement. Ce que fait MMC aurait très bien pu être fait par une communauté-CFSL ... avec très certainement d'autres arrières pensées.
 
J'ai surtout l'impression que My Major Company, c'est surtout un moyen de faire payer au futur lecteur une bonne part de la "prise de risque" que représente la publication d'un album.
Media participation est-il à ce point dans le besoin qu'il ne peut plus assumer cette aspect-là de son métier ? Oui bon, je sais bien que c'est une petite maison d'édition alternative à la trésorerie fragile du fait de leurs choix éditoriaux toujours d'avant garde, pointus et casse-gueule, mais tout de même ! Pourquoi ne pas demander des subventions à l'Etat ou à l'UE, tant qu'ils y sont ...
:EEk: :EEk: :EEk:
 
Kim":2nn24uwb a dit:
Le revers de la médaille de ce genre de système tient à ce non partage avec des auteurs au niveau de l'excédent de crowd funding.

Ce que tu proposes me fait penser à la démarche du commerce équitable. On l'applique au café qui vient de l'autre bout du monde, au paysan bio à côté de chez moi, mais pas encore au livre.
Un label "BD équitable" serait très certainement un label qui inciterait les conso-lecteurs sensibles à réfléchir à leur achat.
J'ai pas beaucoup d'expérience, mais j'ai été frappé à Angoulême d'entendre un discours récurrent que je résume : "Je ne fais plus le tour que des petits éditeurs. Marre du rush chez les gros." Mais ce n'est pas que l'affluence massive des gros qui repousse ce lectorat, c'est surtout une volonté de retrouver une authenticité : celle du lecteur qui peu prendre le temps de discuter avec l'auteur. Une certaine équité.
 
ouais mais bon, il avait déjà pré-publié dans Spirou, donc déjà payé et sous contrat... enfin tout ça me parait zarbi surtout quand il dit que l'album allait sortir de toute façon sans MMC...
J'veux dire si demain Jean-Michel Glandu que personne ne connait et qui n'a même pas de blog BD poste sur MMC, l'expérience avec Jacques Louis ne sera absolument pas représentative de ce qui va se passer. Donc cette expérience ne sert à rien si c'est juste pour les gens ayant déjà des contrats ou de la notoriété....
Sinon le principe de base reste bien hein
 
MMC et Sandawe sont un moyen, comme il a déjà été dit, de déresponsabiliser et de désengager les éditeurs sur les projets.
Cela fait longtemps que les éditeurs ne font plus leur taf, c'est à dire défendre les bon projets auxquels ils croient (à la place il produisent les projets qui marcheront),et ils ont trouvé un moyen de le justifier.
Ça fait des années qu'on les accuse de ne sortir que des produits et des années qu'ils nous répondent "c'est le marché qui veut ça". Et ils tentent de le prouver. Ils pourront dire " c'est pas nous qu'on choisit hein".
Ouais sauf que le hic c'est de donner un pourcentage aux "édinautes" ou quelque soit le nom qu'on leur donne.
Car au final je ne pense pas que les lecteurs financeront les projets qui les intéressent réellement mais plutôt ceux qui représentent un bon retour sur investissement. Donc ce qui fera de grandes ventes, et on sais tous que c'est pas forcément le haut du panier qualitativement, mais plutôt les produits formatés et ciblés.

Pour moi c'est avant tout une tentative pour les éditeur de rattraper un marché qui leur échappe. L'auto-édition ou la micro-édition attirent de plus en plus de monde et prouvent que les éditeurs, qui avaient pourtant réussi à se mettre en position de "gardien du bon gout" (leur donnant le droit de vie ou de mort sur les projets), deviennent obsolètes et inutiles.
Et comme plutôt que de changer on préfère s'accrocher, ben on cherche un moyen de récupérer un mouvement de mode plutôt que d'évoluer et reconnaitre ses erreurs.

Bref les MMC et autres autres tentent aussi (et d'ailleurs ça marche pas mal puisqu'on en parle pas trop) de faire taire les systèmes beaucoup plus intéressants et intelligents dérivés de l'américain Kickstater. En France on a Ulule et il y a un ou 2 autres trucs du genre - j'ai plus trop les noms en tête.
Là, point de pourcentage, mais des contre-parties liées au projet: tu files 5 euros t'es dans les remerciements, t'en files 15 t'as le bouquin signé, t'en file 100 t'as un original, 1000 un pipe etc... au moins ceux qui investissent le font parce qu'ils s’intéressent réellement au projet et à son auteur, pas à un éventuel retour sur investissement (bon bien-sur y'aura toujours de revendeurs d'originaux, mais ça... 'pis à la rigueur, ils l'auront payé à l'auteur). Bref, c'est du bio, direct du producteur au consommateur... Forcément y'en a qui font la gueule.

Ce sont plus des collectionneurs que des spéculateurs. L’un attire un public concerné par le projet, qui souhaite avant tout le voir évoluer et l’aider à s’épanouir afin de pouvoir l’acquérir par la suite; l’autre encourage la spéculation, et retombe dans qui est en passe de tuer le marché : à terme, certains lecteurs ne vont miser que sur les projets qui pourront potentiellement être rentables, pas forcément sur ceux qu’ils aiment.

Je crois à ce genre de système type "kicstarter" et je pense que c'est l'avenir pour les auteurs.
Avenir que je ne vois pas si noir que ça pour ceux qui sauront arrêter de vouer allégeance au pognon "facile" proposé par les éditeurs (et pour ceux qui arrêteront de croire que seuls les éditeurs sont légitimes pour définir quels projets méritent de vivre ou non).
Si les auteurs ouvrent un peu les yeux et se sortent les doigts du cul, ce sont plutôt aux éditeurs et aux distributeurs d'avoir peur... Ils l'ont d'ailleurs senti, la preuve : ils ont fait MMC :)
Il faut par contre espérer que libraires et auteurs arriveront à trouver un moyen de cohabiter, sinon ça pue aussi pour les libraires.

Nan 'pis sérieux, c'est déjà chiant d'avoir un éditeur sur le cul qui vient mettre le nez dans son taf, alors imaginez, les 250 "édinautes" qui à terme vous prendront pour leur pute?
Imaginez en dédicace : on avait déjà le droit à "j'ai acheté ton album tu me DOIS une dédicace" on aura surement "j'ai financé ton album, sans moi tu n'es rien, viens me faire une fresque dans mon salon".
(sans compter qu'à terme c'est la mort de d&co)
 
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