[BOITE A OUTILS] Trucs et astuces techniques

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Des fois je suis tout seul, alors c'est plus dur, surtout pour commencer...mais petit à petit je pars dans mon délire, à la fin Sandrine rentre et elle me trouve en plein délire!
"T'es tout seul? Tu regarde un film?"

"..."

Dans ces moment-là je me sens mort de honte! :transp:
 
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Dites, j'ai une petite question : Est ce que c'est grave de voir son scénario comme un film (C'est à dire en mouvement) plutôt qu'en plan fixe ?
 

Kim

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Je vais faire une réponse de normand: C'est bien et c'est pas bien.

C'est bien car cela te permet de visualiser ton histoire. Tu as des plans qui se mettent en place dans ta tête, tu as une certaine architecture de plans qui se met en place.

Ce n'est pas bien car alors tu ne penses pas en terme de séquence et donc quelque part en bande dessinée. Les codes de la BD et du cinéma sont différents et voir la BD comme un ensemble de plans arrétés d'une histoire filmé, c'est ne pas en connaître toutes les possibilités et les codes.

Je vais tâcher de te donner quelques différences entre la bd et le cinéma:
- En bd, la taille de la case varie, permettant ainsi des effets graphiques. Au cinéma, c'est rarement le cas (sauf lors de division de l'écran en plusieurs écrans mais cette technique est rare).
- En bd, le lecteur sait ce qui va arriver sur un court terme et non au cinéma: Quand il tourne une page, le lecteur a un réflexe avant de continuer à lire le récit: il balaye du regard la double page et a ainsi conscience de ce qui va arrivervisuellement parlant. Au cinéma, le récit se déroulant au fur et à mesure, il est plus difficile de savoir ce qui va arriver.
- La tailles des cases changes et les cases ont une interaction entre elles (ne serait ce qu'esthétiquement), ce qui n'est pas le cas au cinéma.
etc ...

Pour terminer, la bd est codifiée sur certains usages. Par exemple, pour montrer un mouvement, il est souvent utile de montrer le début de l'action dans une séquence et la fin du mouvement dans la suivante (Avec des lignes cinétiques etc ...). Autrement, cela a du mal à passer.

Voilà pour en partie ma réponse de normand. Si tu veux plus de réponses quand à la bd même, il y a les deux bouquins de Will Eisner (L'art Séquentiel, le Récit Graphique), ceux de Scott Mc Cloud (l'art invisible etc ...) ou ceux de Benoît Peeters (Case planche Récit etc ...) que je ne peux que te conseiller.
 
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Personellement, je dirais plutôt que c'est bien ; pour peu que tu saches regarder un film (j'entends par là le démonter temporellement et visuellement), tu as une notion des plans et des cadrages.
Cette connaissance, appliquée à la BD peut potentiellement multiplier les qualités visuelles de celle-ci.
(EDIT : Erreur de ma part, je me suis planté de source... En attente du nom de la BD pour reprendre l'exemple en question. Merci à Hanscher pour me l'avoir fait réaliser)

Après, comme le signale Kim 2, les codes entre la BD et le cinéma diffèrent par endroits (heureusement !), et te contenter de penser ton récit comme un film pose (à mon sens) un problème majeur (plus que ne l'est celui de la taille de la case) : le découpage au sein de la page.
En voyant ta BD dans l'unité de ses cases, tu la considères moins dans son unité par page.
Alors qu'en fait un découpage où la page est prise en compte est tout de suite visible, et tu ressens les libertés visuelles qu'a su s'accorder l'auteur en les prenant en compte (les meilleurs exemples que j'en connaisse : La Nef des fous de Turf et les BD de Sergio Toppi).[/b]
 
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Mistic, en ce qui me concerne je travaille quasi tout le temps comme pour un film. Après, le tout est de savoir justement jouer avec les codes de la BD comme le dis justement Kim2, pour la mise en scène spécifique à la bd. Pour ma part, j'en lis de plus en plus, je regarde le travail des autres pour savoir comment certains gèrent l'espace, la vitesse, les intensités, que peut apporter tel gros plans, tel angle, etc ... d'ailleurs ça me fait penser qu'autant, il y a tout pleins de codes propre à chacun de ces deux arts, autant beaucoup sont similaires et uses "d'astuces", de techniques identiques pour donner vie à telle ou telle situation. Voilà sans trop m'étaler, mon avis sur ta question.
 
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Merci à tous pour vos réponses précises et rapides.

Après avoir lu vos réponses et relu ma question, je me rends compte que je me suis mal exprimé : Je ne parlais pas du scénario en entier, mais bien de mes différentes séquences.
 
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Je crois que ce qui s'applique pour le scénario l'est tout autant pour une séquence du dit scénario... sauf incompréhension de ma part.
 
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Autant je suis assez pour le cinéma en matière d'inspiration générale, autant je ne suis pas pour, dans ce genre d'exercice.
D'abord à cause de cette histoire de rythme narratif: le cinéma permet une trés grande liberté quant à ce rythme, dans la mesure ou il n'est pas contraint par une unité temporale, contrairement à la bd ou il y a toujours cette double page.
Au cinéma comme on l'a déja dit, on ne sait pas ce qu'il va survenir dans quelques secondes et ceci en permanence, alors qu'en bd, la présence des autres cases interfèrent la lecture de la case.
Et puis le cinéma c'est l'image en MOUVEMENT! Hors il n'y a aucun mouvement en bd, l'image est fixe. On peut indiquer un mouvement, une direction, un geste, ou donner une impression de mouvement, mais on ne peut pas créer le mouvement (sinon ça s'appelle de l'animation.)

Il faut impérativement comprendre que ces contraintes font de la bd un média unique, et qu'il est vain d'essayer d'obtenir certains effets comme au cinéma, comme de faire sursauter le spectateur en montrant un plan du tueur lorsque le héros se retourne alors qu'au plan précédent il n'y était pas.
En bd personne ne sursaute. Je n'ai jamais planté mes ongles dans mon fauteuil, pour bondir de peur l'instant suivant.

Il est plus que fréquent (je dirais même inévitable) chez les jeunes scénaristes de les voir penser leurs histoires en scènes, et je remarque invariablement les mêmes "symptômes":

-D'abord la plupart des scènes ne fonctionnent pas en bd, c'est du "cinéma de papier" pour reprendre l'expression, ce qui donne une scène avec de beaux dessins mais une narration frelatée, ni plus ni moins.

-Ensuite ces scènes ne sont JAMAIS, mais alors JAMAIS originales.
Ce sont TOUJOURS des occurences, ou des remakes de scènes déja existantes. D'ailleurs ils disent toujours "tu sais comme dans tel film, au moment ou untel arrive et alors.." C'est le propre de ce type de fonctionnement, on ne fait que reproduire "à la manière de", la source originale étant visuelle et non imaginée ou inspirée (ce ne sont pas les mêmes zones du cerveau qui travaillent, et c'est parfaitement normal).
De plus, ces scènes d'anthologies sont le fruit d'un cheminement, d'une réflexion digérée et aboutie, les intégrer ne signifie pas pour autant intégrer avec cette reflexion mais juste utiliser la vision que quelqu'un a eue, et pas SA PROPRE VISION.

Les contraintes de la bd font sa richesse, de ces inconvénients on peut faire des avantages, et pour ma part comme je ne souhaite pas me couper de cette partie imaginaire tellement riche, je ne pense pas mes scènes comme un film et je ne me sers pas des films pour ça.
Je lis plutôt, car le roman développe l'imagination du lecteur, il y a un exercice mental réel, on est dans un autre espace-temps, une autre dimension, comme ça n'est visuel il n'y a aucune limite, tant scénaristiquement que graphiquement, et là, à ce moment là, c'est vraiment tripant! C'est le pied.
 

Wiz

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Le seul avantage que je vois à percevoir les scènes de son histoire comme au cinéma est de savoir exactement ce qu'on va avoir à y montrer. Pour ma part, pour me représenter une scène, je la visualise intégralement, je l'imagine dans les moindres détails, de telle sorte que je puisse la représenter par l'écrit ou par une suite de dessin, mais ce travail de représentation n'est pas immédiatement convertible en scène de roman, en film ou en BD, précisément parce que le mode d'expression n'est pas le même.

Un bon exemple (opinion qui n'engage que moi) d'un écrit qui cadre avec une représentation visuelle spécifique à la BD et au manga en particulier est un prologue écrit par Youpisam dans cette section (voici le lien) et qui, j'espère, ne m'en voudras pas de le citer. Moi-même nourri de culture manga, j'ai trouvé instantannément des représentations visuelles de ce qu'il décrit dans son prologue, parce que sa vision des choses est très "manga" de mon point de vue (pour autant, il n'y a pas de découpage en case, mais il faut moins d'effort pour faire du manga à partir de cet écrit à mon sens). Si tu es très imprégné de culture cinématographique, tu arriveras probablement à restituer des éléments de prise de vue et de plan pour décrire ta scène, mais tu ne seras pas pour autant parvenu à faire de la BD. Et c'est véritablement un art que de restituer l'idée visuelle que l'on peut se faire d'une scène en BD. Et à mon avis, c'est d'autant plus difficile quand ce n'est pas toi qui dessine l'idée en question ;)

Le risque souligné par Memi, je le plussoie. Tu peux être aussi riche et précis que tu veux dans la conception de tes scènes, te les faire en film dans ta tête, le plus dur reste à faire : faire de la bande-dessinée avec cette idée, et c'est le noeud du métier ;) . Il n'y a pas encore eu de conseil donné véritablement dans ce sens. On parle beaucoup de la méthodologie et des trucs et astuces qui l'accompagne, mais pas de la technique à proprement parler, et moi, je suis un peu débutant sur le sujet, donc je suis plutôt demandeur ;)
 
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Memi":1sx9ckcz a dit:
-Ensuite ces scènes ne sont JAMAIS, mais alors JAMAIS originales.
Ce sont TOUJOURS des occurences, ou des remakes de scènes déja existantes. D'ailleurs ils disent toujours "tu sais comme dans tel film, au moment ou untel arrive et alors.." C'est le propre de ce type de fonctionnement, on ne fait que reproduire "à la manière de", la source originale étant visuelle et non imaginée ou inspirée (ce ne sont pas les mêmes zones du cerveau qui travaillent, et c'est parfaitement normal).
De plus, ces scènes d'anthologies sont le fruit d'un cheminement, d'une réflexion digérée et aboutie, les intégrer ne signifie pas pour autant intégrer avec cette reflexion mais juste utiliser la vision que quelqu'un a eue, et pas SA PROPRE VISION.

Je te trouve vraiment dur Memi et plutot arreté pour le coup. Je ne nie pas être "débutant" ; cela dit et je parle en mon nom, toutes les erreures que tu soulignes sont celles que je tente d'éviter justement. Il me semble que voir son scénario "comme un film" est indispensable parce que je ne pense pas me tromper en disant qu'aucun scénariste de bd ne voit pas "vivre" tout son univers (ou alors faudra m'expliquer comment, si c'est possible). Je pense que c'est dans ce sens que l'on parle de "vision comme pour un film".
Il ne s'agit pas de faire un film en BD... tu le dis, ce sont deux choses très différentes et en même temps similaire (inspirations, application). De plus on parle du scénario, de la partie écrite, non pas du rendu visuel qui parfois est différent, souvent meilleure.
Les contraintes de BD dont tu parles sont à mes yeux les outils. Lorsque tu dis qu'une case de BD n'a pas de mouvement, (d'abord ça m'étonne de te part même si c'est pas totalement faux) et puis je pense que la narration et la mise en scène de bon nombre de bd prouve tout l'inverse. Une image figée peut être tout à fait dynamique.

Je dis sans rougir que je pense mon scénario comme pour film, parce que j'ai besoin de visualiser mon histoire, le "film de mon histoire" est ma matière première. ENSUITE, je prends en comptes les contraintes de narration de la bd (je me repète un peu désolé).
Il faut, (etavec toute l'amitié que je te porte), peut être faire un bémol sur ce que tu dis parce qu'en l'occurence, il ne s'agit pas (encore une fois) de faire un film en BD.
Avant dernier point, travailler en Scènes ... mon séquenciel est divisé en 12 scène elles mêmes divisés en un certains nombre de planches, elles mêmes misent en scène d'une certaine manière etc etc ... c'est du vocabulaire. Je ne pense pas, à mon humble avis que cela pousse forcément aux erreures que tu prends en exemple.

Dernier point, j'avais envi de prendre comme exemple "immortel" et je vais faire court promis (alors c'est peut être bateau pour les pro, mais moi avec mes petites connaissances ça me parle) Sans être expert je trouve qu'énormément de plans du film (pour ne pas dire tout le film) sont tout à fait pensés comme pour ses albums, tout comme la narration, j'ai retrouvé le même rythme que dans ses bd. On ne pourra pas nier, ou du moins emettre l'hypothèse que Bilal à peut être écrit ses albums en pensant à un film ...
 
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Zacharie Y. >> +1

J'ajouterais pour ma part que la vision "comme un film" peut permettre de prendre en compte la caméra visuelle.
En d'autres termes, je vois ma scène, je la fige, je la ralentie, je l'accélère, etc, et je déplace mon angle de vue, jusqu'à trouver s'il faut une vue de dos, de face, en plongée ou pas, etc pour avoir une force visuelle plus pertinente.
 
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AH AH! Voilà des choses qu'elles sont bien! Sacré débat!

Zacharie a écrit:
Les contraintes de BD dont tu parles sont à mes yeux les outils. Lorsque tu dis qu'une case de BD n'a pas de mouvement, (d'abord ça m'étonne de te part même si c'est pas totalement faux) et puis je pense que la narration et la mise en scène de bon nombre de bd prouve tout l'inverse. Une image figée peut être tout à fait dynamique.

Je n'ai jamais dit qu'une case ne pouvait pas être dynamique, j'ai dit que le mouvement n'existait pas, c'est à dire qu'on peut donner l'illusion ou l'impression d'un mouvement (heureusement, t'imagine sinon?), on peut être expressionniste graphiquement, mais c'est un fait: le dessin ne bouge pas.
Il est évident que tout l'intérêt de la bd réside dans ces "contraintes", il faut savoir les accepter, et les voir. Ce n'est pas une "fatalité" ou un défaut, c'est juste prendre la mesure précise d'un média. Mieux tu connais ton support, plus pertinent et "virtuose" tu peux être.
D'ailleurs chacun a sa propre réponse à ces contraintes, et c'est encore un des interêts de leur existence.

C'est vrai que j'ai été un peu extrême dans mes propos quant à l'influence du cinéma.
Que certains auteurs (a ton instar) voient leur bd comme un film n'est pas un mal, ni une erreur, parce qu'on a tous une sensibilité différente et un fonctionnement différent. Mais c'est un biais qui est faussement facile, et il faut ensuite une certaine maîtrise, une certaine clarté, et des bagages tant culturel que "techniques", pour ne pas tomber dans le cinéma de papier.
C'est toujours pareil, beaucoup d'auteurs ont des processus que eux seuls maîtrisent (généralement l'aboutissement perpétuel d'années d'expériences) et ces processus ne sont pas forcément "bons" pour les néophytes.
Il faut bien se dire que si Bilal ou Moëbius (je dis n'importe quoi) ont un processus dans lequel ils ont recours au cinéma pour la narration mettons, hé bien il n'en a pas toujours été ainsi peut-être, et que ce qu'ils retirent de ce processus, un débutant ne retira pas la même chose.

Je sais par exemple que toi (Zacharie) tu ecris beaucoup, et que tu possèdes un grand bagage culturel, donc à priori pour toi, ce genre de méthode t'apporte pas mal, et je pense qu'il est relativement facile pour toi d'éviter les pièges qui surviennent avec. Je ne crois pas que ce soit le cas de tout le monde et c'est pourquoi je préfère dire:
"Attention! c'est une methode intéressante mais il y a des risques, vous n'êtes peut-être pas prêts."
C'est plutôt comme ça que je l'entends.
C'est pour ça que je m'efforce de mêler le moins possible le cinéma au processus, et que je ne le fais que pour les castings de personnages, tout en étant conscient du fait que ça ne reste qu'un support à l'imaginaire et non une référence.

Quant à l'effet camera dont parle Zegatt, je dirais que c'est interessant oui, mais une fois de plus, c'est plus pertinent accompagné d'une connaissance du language des plans et de leurs significations. Il m'arrive de voir des planches avec: Plan américain> Plan large> Gros plan. Ce à quoi je dis aïe! ou encore on peut voir parfois des cases avec des perses délirantes, incroyables, en contre-plongée, mais qui n'apportent pas grand chose, perturbent la lecture, et sont complètement absconses au niveau du sens.

Enfin, tout une tartine pour dire: Méfi! Seule la connaissance nous délivre.
 
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Je me permets de revenir au sujet initial en parlant de ma façon de trouver l'inspiration.

Les idées de scénarios ne me viennent jamais en me forçant. Un brainstorming acharné ne me mènera qu'à un mauvais résultat. Généralement, les idées viennent quand je suis au repos. Souvent lorsque je suis couché pour m'endormir. Alors je me relève et je note tout avant d'oublier. A partir de ce moment, c'est magique, je vais vivre avec mes personnages dans l'univers de mon scénario le temps que je construise tout le synopsis, ce qui me prend environ une semaine. Quelquefois, je me retrouve à la limite de la schizophrénie, ne sachant plus vraiment où je suis, dans mon scénario ou dans la réalité.

A mon avis, dans le cas d'une série, le plus important est de développer l'univers et caractériser précisément les personnages. Mais personnellement, je développe plutôt des one-shots. Dans ce cas, c'est moins crucial de définir précisément l'univers et les personnages puisqu'ils ne sont pas censés resservir dans une autre aventure. Je me laisse donc guider par l'idée initiale. J'ai un point de départ et un point d'arrivée et je laisse les personnages évoluer librement pour aller de l'un à autre.

Les points de départ et d'arrivée sont extrêmement importants. En jargon scénaristique, on appelle cela des "noeuds dramatiques majeurs" (ou coups de théâtre). Celui du début provoque le déclenchement de l'action. Celui de la fin la termine. Un scénario particulièrement riche pourra comporter d'autres noeuds dramatiques (mineurs) au sein du récit. Mais le premier noeud doit être conclu par le dernier noeud.

Je note tout de peur d'oublier une idée. Des phrases très courtes, dès fois quelques mots seulement. Souvent les idées me viennent en bloc et il n'y a rien de plus rageant de ne plus se souvenir de la troisième après avoir soigné la rédaction des deux premières.

Pour ce qui est des dialogues, ne peux que confirmer ce qui a déjà été dit. La meilleure solution, c'est de les jouer à haute voix jusqu'à ce que cela sonne juste. Toujours privilégier les phrases courtes, sauf si l'on veut faire dans le style tragédie. Et ne pas abuser des points d'exclamation !
 
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Mon truc qui va paraître bâââsique et pourtant c’est à mon avis le plus important : pour un bon scénario il faut une chaise et un cul pour s’asseoir dessus… et puis écrire écrire et encore écrire. :wink:

Komikada
 
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Rah non ! Ecrire, oui.
Mais s'asseoir ! Non, marcher, observer, penser, noter. S'asseoir pour écrire vient après.
Pascal (EDIT : oups, Flaubert en fait) contre Nietzsche ce débat...

EDIT : Damn' it ! Je maltraite mon maître-penseur. Bien vu Mû Raider ! Mais impossible de retrouver la source... Je sais que la référence est perdue quelque part dans Ecce Homo ou L'Antéchrist, mais où... Si tu as d'ailleurs ça sous la main Mû Raider, je suis preneur en MP.
 
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flaubert contre nietzsche, si je puis me permettre sans passer pour un cuistre... :D
 
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Mes tips à moi...ne pas suivre...

Pour ma part , celà commence par un cauchemar bizarre. Le vin blanc pas cher est parfait pour celà.
Au reveil, je me dis, "Tiens, ça peut faire un boût d'histoire."

Je brode autour pour l'inscrire dans une suite cohérente, en ajoutant des personnages, des éléments, je développe l'univers...
J'arrive à un truc un peu bancal, et j'essaye de comprendre le personnage principal. Parfois j'ai un peu de mal à l'identifier.
Une fois ce personnage bien cerclé, je me demande pourquoi il fait ceci ou celà, et surtout, quel est son chemin. Il était ainsi au début, il a un projet, des aspirations, il lui arrive des trucs, et il change. Je crois que c'est souvent celà qui m'accroche dans une histoire. (En général, j'abouti à ma propre expérience, mon humeur du moment. ). Je le fais parfois pour les personnages secondaires, mais moins, car j'en ai besoin pour la suite.

Je reprends alors l'histoire et l'oriente plus vers ce chemin, tout en reprenant la cohérence.
J'arrive alors à quelque chose de racontable.

Ensuite, découpage. Je découpe en scénes clés. Nombre de pages etc...pour être sur du coup.
Je rajoute alors un peu de folie si j'en ai , car à force de reprises, l'histoire s'est parfois un peu "mécanisée". J'utilise pour celà surtout chez les personnages secondaires.

J''en discute avec ma chérie. Elle me dit qu'elle trouve celà completement débile "C'est completement débile" mais qu'elle m'adore aussi pour celà "Je t'adore aussi pour celà", et je pars à la recherche d'un compagnon dessinateur.

Je cherche encore.

Alfred 1er
 
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:| J'crois qu'il faut vous faire soigner les gars....(enfin moi j'dis ça, en toute amitié)
 
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Mais tu sais on est tous de grand MALADES ici!

Déja des gens qui salent leur café ça aurait dû te mettre la puce à l'oreille!

:twisted:

Mais puisque tu es là, quelles sont tes trucs et tes p'tites ficelles à toi, hein?
 
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Ho mais moi je n'ai aucun talent particulier!
Enfait je suis le plus mauvais scénariste de tout les temps, pire qu'Eric et Ramzy! Du coup, j'me suis mis récement au dessins (que je vous montrerai prochainement!)

Sinon sa m'est déjà arrivé d'avoir une idée devant un sandwich mixte andalouse blanche toutes les salades frites à part! Ou alors, en période d'examen mon cerveau se met à imaginer des mondes fantastiques et surnaturelles pour me détourner de mes études...! D'ailleurs maintenant que j'y pense, j'ai gaché ma vie au moment même où j'ai pensé à devenir scénariste...
 
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